Les responsables de la Coalition lors de la rencontre
Ils l’ont dit
lors d’une conférence de presse, le vendredi dernier au siège de la CN-CIEPA. L’objectif de la rencontre visait à éclairer davantage la
lanterne de l’opinion publique et des autorités sur la nécessité de prise en
compte du droit de tous à l’eau et à l’assainissement. Et également de les
alerter sur l’urgence et l’enjeu de la prise en compte de ce droit dans la
Constitution.
Le président de la CN-CIEPA, Dounatié Dao, a rappelé que le
contenu de l’avant-projet de Constitution élaboré par la Commission de rédaction
n’indique nulle part la place de l’eau, pourtant vitale pour tous. Alors
que cette place, a-t-il expliqué, est reconnue depuis 2010 comme droit humain
par les nations et ratifiée par notre pays. «De 2010 à nos jours, nous avons œuvré
à promouvoir cette disposition onusienne au niveau du Mali. Quand l’opportunité
de rédiger une nouvelle Constitution s’est présentée cette année, nous avons
mené des campagnes de plaidoyer auprès de qui de droit pour que puisse figurer
dans cette nouvelle Loi fondamentale la disposition de l’accès à l’eau et
l’assainissement comme les autres questions des droits humains», a-t-il expliqué.
Selon Dounatié Dao, l’avant projet fait un silence autour de
la question d’eau et d’assainissement. «Comme c’est un avant-projet de
document, donc nous avons encore une fenêtre pour faire avancer la problématique»,
a-t-il souhaité. Avant de noter qu’un Malien sur trois n’a pas accès à l’eau
potable et deux maliens sur trois n’ont pas accès à un assainissement adéquat. Le conférencier principal a par
ailleurs appelé tout le monde à être un acteur de la problématique pour que
puissent apparaître l’eau et l’assainissement dans la Constitution. «Si l’eau
et l’assainissement ne sont pas inscrits dans la Constitution comme un droit
fondamental, nous aurons failli à notre devoir de génération et cela est
inacceptable pour nous», a conclu le président de la CN-CIEPA.
Abondant dans le même sens, le représentant de la Mission
d’appui à la refondation (MARE), Bakary Traoré, a précisé le contexte juridique
par rapport au droit fondamental de l’être humain qui est l’accès à l’eau. «Le
droit à l’eau, c’est le droit d’avoir accès à ce liquide précieux à un coût
abordable, c’est le droit d’avoir une eau propre pour les usages personnels et
domestiques», a-t-il précisé.
Le représentant de la MARE a déploré le fait que l’accès à
l’eau n’est pas formellement intégré dans les dispositifs de l’avant-projet de
Constitution. Il a, par ailleurs, salué la Coalition et ses partenaires pour
cette rencontre qui vise à inscrire dans le reste du processus d’élaboration de
la Constitution, la question de l’eau et de l’assainissement. «Il y a eu des
conventions et l’État s’est donné une certaine vision qui peut se traduire par
l’engagement du gouvernement à renforcer le respect de ce droit dans le Cadre
stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) et
son plan d’action 2019-2023. Dans la mise en œuvre de cette vision, l’État a décidé
d’allouer 0,2% du produit intérieur brut (PIB) à l’hygiène et à
l’assainissement et 5% du budget national à l’assainissement et à l’eau »,
a-t-il dit.
Pour sa part, l’enseignant-chercheur à la chaire Unesco a rappelé que la question d’eau et d’assainissement est cruciale pour le Mali. Selon Pr Hady Diallo, les questions d’assainissement constituent un grand problème pour toutes les villes africaines. Et c’est pour cette raison, a-t-il souligné, que ces questions ont été prises en compte par ces différents pays dans le cadre de leur engagement pour la Contribution déterminé nationale (CDN).
Selon lui, le Mali a souscrit aux Objectifs de développement
durable (ODD) 4 et 17 qui consistent à développer le partenariat pour pouvoir
mobiliser le financement pour prendre en compte les questions d’eau et
d’assainissement.
Rédaction Lessor
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