Grand marché de Bamako : L’effervescence habituelle

À l’approche de la fête de Ramadan, le marché est inondé de marchandises. Les allées sont bien animées comme à l’accoutumée. Pour cause de petits budgets, les acheteurs négocient âprement les prix

Publié mercredi 19 avril 2023 à 05:28
Grand marché de Bamako : L’effervescence habituelle

 Le Grand marché de la capitale est remplie de monde en cette veille de l’Aid el-Fitr

 

L’Aid el-fitr, la fête musulmane marquant la fin du mois de Ramadan, approche à grands pas. Le Grand marché de la capitale grouille de monde comme d’habitude. Pour la plupart, ce sont des pères et des mères de famille venus acheter des habits et des parures pour les enfants. Au niveau du «Rail da», les marchandises sont exposées en vrac. Les vendeurs rivalisent d’ardeur et d’imagination pour attirer la clientèle.

Bourahima Koné, debout sous le soleil avec son pousse-pousse, donne de la voix pour attirer les acheteurs. «Venez voir mes marchandises !», s’époumone-t-il à héler les passants. Celui qui vend des habits pour les petits garçons, notamment des jeans, des tee-shirts de marque Lacoste, explique que le marché est timide cette année.

Il fait une comparaison avec la même période l’année dernière où, sa recette journalière pouvait atteindre 400.000 Fcfa, voire plus. Malheureusement, il est confronté à une certaine mévente cette année, parce qu’il n’arrive pas à vendre, selon lui, pour plus de 30.000 Fcfa par jour.

Sory  Sangaré, vendeur de chaussures au Grand marché de Bamako, affiche son enthousiasme qu’il veut communiquer aux passants. Il écoute de la musique et esquisse quelques pas de danse avec un partenaire. La stratégie qu’il a mise en place pour attirer la clientèle ne fonctionne pas à souhait. «Il y a de nouveaux motifs et de nouvelles chaussures», invite-t-il ainsi la clientèle. 


Sory Sangaré ajoute que la situation actuelle du pays reflète le comportement du marché. Les gens n’ont pas d’argent,  souligne notre interlocuteur. À quelques mètres de lui, est assise  Aminata  Sacko. Cette dernière aussi invite les clients à venir acheter de jolies robes et des accessoires comme les parures pour femmes et enfants. À chaque veille des fêtes de Ramadan et Tabaski et cela depuis plus d’une décennie, elle achète des pagnes pour les donner à coudre aux tailleurs. Ceux-ci en font de jolis modèles pour les filles et les garçons.

 

NÉGOCIER LES PRIX- La quinquagénaire Mariam Kanté, assise sous un hangar, était assistée par sa fille qui aborde les passants en leur montrant des vêtements prêt-à-porter dont les prix varient entre 3.000 et 20.000 Fcfa. Les deux commerçantes peuvent souvent vendre jusqu’à 250.000 Fcfa par jour. «Mais aujourd’hui, le marché est timide, car depuis ce matin je n’ai vendu que pour 75.000 Fcfa», révèle Mariam Kanté dont le slogan est : «La qualité fait la différence».


Une cliente, venue acheter des vêtements, des chaussures et des accessoires pour enfants, négocie les prix avec la vendeuse. Cette mère de famille disposant d’une enveloppe de 50.000 Fcfa doit faire preuve d’imagination pour acheter des habits à ses quatre enfants dont deux filles. «Malheureusement, je n’ai pas eu tout ce que je voulais», se lamente-t-elle.

visiblement, les femmes ne sont pas les seules à faire les emplettes. Au beau milieu du marché et muni de son sac à main, l’enseignant Dramane Samaké parcourt les allées.


 L’homme déplore une augmentation des prix des marchandises cette année. «Depuis le matin, je suis venu au marché acheter des habits pour mes enfants. Je n’ai pu acheter que deux paires de chaussures qui m’ont coûté 4.000 Fcfa», confie le pédagogue qui marchande âprement les prix.

Aminata SOUMAHA

Rédaction Lessor

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