Il est accusé d’avoir commis deux viols et sept tentatives sur des femmes repérées alors qu’elles empruntaient des lignes de bus en Saint Denis. Lors de sa garde à vue, il a reconnu « la quasi-totalité des faits », précise une source proche du dossier. Les agressions répondaient à un mode opératoire similaire.
Les victimes étaient repérées à l’arrêt du bus ou pendant le trajet, puis suivies lorsqu’elles en descendaient. L’homme, dont le visage était dissimulé sous une cagoule ou une capuche, se jetait littéralement sur ses victimes en pleine rue ou dans le hall de leur immeuble, les étranglait et leur imposait des attouchements. Si l’agresseur a été mis en fuite à plusieurs reprises par des témoins, deux femmes d’une vingtaine d’années ont été victimes de viols, en mars et en mai, à chaque fois sous la menace d’un couteau.
ADN de parentèle- Les enquêteurs sont parvenus à identifier le suspect grâce à l’ADN… de sa mère. Car si de l’ADN a été retrouvé sur la majorité des scènes de crime - permettant ainsi de relier les affaires entre elles - celle-ci ne « matchait » pas. Et pour cause : le principal suspect, inconnu des services de police, ne figurait sur aucun fichier. Contrairement à sa mère, connue pour des faits de violences conjugales en 2014. La technique de l’ADN dite de « parentèle » permet en effet de faire des rapprochements familiaux.
Lors des investigations, les enquêteurs de la PJ de Seine-Saint-Denis ont ensuite constaté que le téléphone de l’adolescent bornait à proximité de plusieurs agressions. Il apparaît également sur les images de vidéosurveillance de gares empruntées par plusieurs victimes et aux abords du lieu de la dernière tentative de viol, commise en juin sur une jeune femme de 20 ans. Le parquet a ouvert une information judiciaire. « Cela permettra peut-être d’identifier d’autres victimes », précise une source proche de l’enquête.
(Source : 20 minutes.fr)
Rédaction Lessor
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