Le Commissaire divisionnaire Santigui Kamissoko en charge du commissariat de police du 9è arrondissement et ses éléments ont démantelé un réseau de voleurs de bœufs à Sébénicoro, en Commune IV du District de Bamako, il y a quelques jours de cela. Pour des raisons fort compréhensibles nous nous en tenons juste aux initiales de ces suspects. Il s’agit des nommés AD, BS et AC. Hormis, le quadragénaire AD, les deux autres sont de la trentaine. En bande bien organisée, le trio de mordus de ruminants selon nos informations, vivaient de vol et de recel de ces animaux depuis un bon moment dans le Mandé et ses environs. Ils croupissent désormais derrière les barreaux.
Pour arriver à cet exploit du divisionnaire Santigui et son adjoint, le principal Boubacar Doumbia que d’aucuns n’ont pas hésité à qualifier de véritable prouesse de leur part, il a fallu le renseignement et la collaboration de la population victime. Inutile de rappeler, les avantages de cette proximité de la police avec ses citoyens. C’est ce qui a été déterminant pour l’aboutissement des actions menées par les limiers. De sources policières, tout est parti d’un renseignement reçu par la base. C'était dans la nuit du 30 décembre dernier. Cette nuit là, aux environs de 02 heures du matin, un informateur dudit commissariat a sonné l'alerte chez le divisionnaire Kamissoko. Ce dernier a brièvement expliqué une situation qui lui a paru un peu bizarre sur le trajet de transport de bœufs de la Commune du Mandé à Bamako. L’informateur des limiers a expliqué qu'un troupeau composé d’une trentaine de têtes de bœufs était en cours de route pour la ville de Bamako, conduit par trois suspects dans des circonstances douteuses. Il est même allé jusqu’à dire qu’à chaque passage d’un poste de sécurité qu’il y avait une autorité qui intervenait pour faciliter leur passage.
Un fait inhabituel dans la mesure où le ravitaillement se fait en général dans le sens inverse, c'est-à-dire des zones sahéliennes d’élevage par excellence vers le Mandé, une zone forestière. D'où de forts soupçons sur cette scène peu ordinaire par les limiers. Le divisionnaire Santigui Kamissoko décida alors de creuser la piste. à la suite, il s’est avéré que les informations de l’élément ne souffraient d’aucun doute. C’est ainsi qu’une équipe a été dépêché sur les lieux aux fins de constations et d’interpellation. Et c’est ce qui est arrivé. En professionnels, les éléments sont allés les devancer avant de les cueillir la même nuit vers 3 heures du matin. Le troupeau était en ce moment composé de 27 bovidés conduits par 03 suspects. Conduits au Commissariat puis interrogés, les 3 suspects déclarèrent sans ambages et à l’unisson que les bêtes appartenaient à un officier supérieur de l'armée malienne. Et de toute évidence, que «le propriétaire» en question, n’était pas très loin. Selon nos sources, ce dernier joint par le trio, s’est présenté sur place au commissariat en tenue militaire correcte.
à son arrivée, il a nié tout en bloc en se dégageant de toute responsabilité dans l’affaire. Chose qui a renforcé le doute et le flair des policiers. Mieux, il est allé jusqu’à proposer aux policiers que les suspects lui soient confiés. Etonnant pour celui qui venait de tout nier en bloc. Le divisionnaire Santigui Kamissoko a aussitôt décliné cette proposition du haut gradé de l’armée en ouvrant une enquête en vue de retrouver les véritables propriétaires du troupeau. Entre temps, les animaux ont été mis en lieu sûr en attendant la fin de la procédure. Le lendemain, un avis et communiqué est lancé dans la Commune du Mandé à la demande du Procureur du Tribunal de Grande Instance de la commune IV, appelant les éventuels propriétaires à réagir. Quelques jours plus tard, plusieurs présumées victimes se sont manifestées, dont la plupart vienne du village de Nougani, situé à 5 km de la frontière guinéenne dans la Commune rurale de Benkadi. S’il faut croire nos sources, le maire de cette localité, a accompagné une délégation à Bamako et plus précisément au commissariat de police du 9è arrondissement en vue de réclamer la paternité des biens en question.
Chaque prétendu propriétaire devant apporter la preuve de ses déclarations, deux victimes ont alors indiqué la marque exacte et le nombre de têtes concernées. Selon les policiers, tout correspondait sans aucun doute. La délégation a clairement expliqué au commissariat qu'il y a eu plusieurs cas de vols et peu d’espoir de retrouver les bêtes, à fortiori les auteurs. A la demande du procureur, les bœufs ont été restitués au maire et au chef de village de Nougani. Les légitimes propriétaires étant désormais connues, les trois suspects AD, BS et AC ont été mis à la disposition du procureur général près le Tribunal de Grande Instance de la Commune IV du District de Bamako. Quant à l’officier supérieur, il a été entendu par ledit Tribunal et confié par la suite à sa corporation.
Yaya DIAKITÉ
Rédaction Lessor
L'État-major général des Armées informe que, dans le cadre des opérations de surveillance du territoire, ce samedi 14 mars, les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont pris en filature trois motocyclistes des groupes armés terroristes qui ont rejoint d'autres individus non lo.
La pression militaire s'intensifie sur les groupes armés terroristes. Le 23 février 2026, les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont mené avec succès deux frappes ciblées dans la zone de Zantiebougou, dans la Région de Bougouni, selon un communiqué de l'état-Major généra.
Dans le cadre de la surveillance et de la sécurisation du territoire national, les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, les 20 et 21 février 2026, des frappes de précision dans plusieurs zones clés..
Le spécialiste des questions sociales et sécuritaire du Sahel, Mohamed Abdellahi Elkhalil, vient de publier son essai intitulé : «Femmes sahéliennes, actrices clés de transitions réussies»..
Environ 59.000 femmes âgées de 15 ans et plus vivent avec le virus contre 37.000 hommes. Derrière ces chiffres glaçants, se cache une réalité persistante liée aux inégalités de genre qui continuent de fragiliser leur statut.
Après cinq années passées à la tête du ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD), le Général de division Abdoulaye Maïga a officiellement passé le témoin, lundi dernier, au Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly. La cérémonie a été marquée par .