Élevage : Les préoccupations des faîtières

«Tout ce que les éleveurs demandent aujourd’hui, c’est que l’aliment bétail soit immédiatement mis à leur disposition et à moindre coût». C’est ce message que les responsables de la Fédération nationale des producteurs du lait au Mali, à travers leur président Idrissa Sidibé, ont passé la semaine dernière.

Publié lundi 27 mars 2023 à 06:04
Élevage : Les préoccupations des faîtières

Le président de la Fédération, Idrissa Sidibé (micro) et ses collègues lors de la rencontre

 

 

C’était à la Maison de la presse à la faveur d’une conférence de presse qu’ils ont organisée, en présence du vice-président du Réseau bilital maroobé (RBM/Mali), Souleymane Ag Almohamoud.

L’objectif était d’évoquer les problèmes auxquels les faîtières de l’élevage sont confrontés. En effet, le Mali est un pays d’élevage par excellence. En ce sens que ce secteur contribue à hauteur de 5,2% au Produit intérieur brut (PIB). Mais il reste le parent pauvre du secteur agricole, en termes de financement ou d’investissements. À preuve, l’élevage au Mali traverse d’énormes difficultés qui sont, entre autres, le changement climatique, les difficultés de pâturage, l’occupation anarchique des espaces pastoraux, la cherté de l’aliment bétail, l’insécurité, le vol des animaux, etc. Des problèmes auxquels il urge de trouver des réponses.

Ainsi face à ces nombreuses difficultés auxquelles le secteur de l’élevage est confronté et au regard de son apport à notre économie surtout en matière de sécurité alimentaire, le président de la Transition aurait, lors du Conseil supérieur de l’agriculture tenu en mars 2022, souhaité que 10% des graines de coton au titre de la campagne écoulée soit transformés au profit de nos éleveurs. Cela à titre expérimental afin de mesurer l’impact sur le secteur de l’élevage.

 Dans le but de matérialiser cette volonté, les éleveurs, à travers la Fédération nationale des producteurs du lait, disent avoir entrepris des démarches afin d’entrer en possession de leur droit. Plusieurs rencontres, de l’avis des conférenciers, ont eu lieu notamment entre les faîtières de l’élevage, le département en charge du Développement rural, les services techniques. Selon eux, ces échanges ont permis de déterminer les critères d’éligibilité et d’élaborer les supports de gestion de l’aliment bétail élaborés. «Mais à ce jour, les faîtières de l’élevage n’ont reçu aucun kilogramme d’aliment bétail», a dit le président de la Fédération nationale des producteurs du lait au Mali, Idrissa Sidibé.

Visiblement mécontent de n’avoir pas été associé à la gestion de ces produits, le conférencier a souligné que les éleveurs, à travers leurs faîtières, ont une longue expérience en matière de gestion et d’organisation du partage de l’aliment bétail sur toute l’étendue du territoire. Idrissa Sidibé a prévenu que le problème d’aliment bétail peut, à cours et moyen terme, avoir des conséquences sur le coût de la vie par l’augmentation du prix de la viande et du lait, la baisse de la productivité de la viande et du lait.

Korotoumou TOGOLA

Rédaction Lessor

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