C’était à la Maison de la presse à la faveur d’une conférence
de presse qu’ils ont organisée, en présence du vice-président du Réseau bilital
maroobé (RBM/Mali), Souleymane Ag Almohamoud.
L’objectif était d’évoquer les problèmes auxquels les faîtières
de l’élevage sont confrontés. En effet, le Mali est un pays d’élevage par
excellence. En ce sens que ce secteur contribue à hauteur de 5,2% au Produit
intérieur brut (PIB). Mais il reste le parent pauvre du secteur agricole, en
termes de financement ou d’investissements. À preuve, l’élevage au Mali
traverse d’énormes difficultés qui sont, entre autres, le changement
climatique, les difficultés de pâturage, l’occupation anarchique des espaces
pastoraux, la cherté de l’aliment bétail, l’insécurité, le vol des animaux,
etc. Des problèmes auxquels il urge de trouver des réponses.
Ainsi face à ces nombreuses difficultés auxquelles le
secteur de l’élevage est confronté et au regard de son apport à notre économie
surtout en matière de sécurité alimentaire, le président de la Transition
aurait, lors du Conseil supérieur de l’agriculture tenu en mars 2022, souhaité
que 10% des graines de coton au titre de la campagne écoulée soit transformés
au profit de nos éleveurs. Cela à titre expérimental afin de mesurer l’impact sur
le secteur de l’élevage.
Dans le but de matérialiser
cette volonté, les éleveurs, à travers la Fédération nationale des producteurs
du lait, disent avoir entrepris des démarches afin d’entrer en possession de
leur droit. Plusieurs rencontres, de l’avis des conférenciers, ont eu lieu
notamment entre les faîtières de l’élevage, le département en charge du Développement
rural, les services techniques. Selon eux, ces échanges ont permis de déterminer
les critères d’éligibilité et d’élaborer les supports de gestion de l’aliment bétail
élaborés. «Mais à ce jour, les faîtières de l’élevage n’ont reçu aucun
kilogramme d’aliment bétail», a dit le président de la Fédération nationale des
producteurs du lait au Mali, Idrissa Sidibé.
Visiblement mécontent de n’avoir pas été associé à la
gestion de ces produits, le conférencier a souligné que les éleveurs, à travers
leurs faîtières, ont une longue expérience en matière de gestion et
d’organisation du partage de l’aliment bétail sur toute l’étendue du
territoire. Idrissa Sidibé a prévenu que le problème d’aliment bétail peut, à
cours et moyen terme, avoir des conséquences sur le coût de la vie par
l’augmentation du prix de la viande et du lait, la baisse de la productivité de
la viande et du lait.
Korotoumou TOGOLA
Rédaction Lessor
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