50 élèves filles, déclarées admises à l’examen du Diplôme
d’études fondamentales (DEF 2021), option arabe, ont obtenu de meilleures notes
dans les disciplines scientifiques, notamment les mathématiques, la
physique-chimie et la biologie. Ces élèves des medersas ont reçu, jeudi dernier
au Centre national des ressources de l’éducation non formelle (CNR-ENF), des
prix d’encouragement de la ministre de l’éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou
Ousmane.
Cette récompense s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre
du Projet d’appui à l’éducation bilingue de base (PAEBB) du ministère de
l’éducation nationale, en partenariat avec la Banque islamique de développement
(BID).
Èlève en 10è année à la medersa privée «Daroul-Hadiss» de
Mopti, Mlle Mariam Ousmane Diarra a été la première nationale lors de la
sélection des 50 lauréates en sciences avec 18,50/20 de moyenne. En plus
d’elle, chacune des autres lauréates a reçu un kit scolaire composé d’un
ordinateur portable, d’une calculatrice scientifique, des documents
scientifiques, d’une collection interaméricaine de mathématiques, des livres de
physique en arabe. Une bourse de 25.000 Fcfa par mois est accordée à ces meilleures
élèves au titre des années scolaires 2021-2022 et 2022-2023.
La ministre de l’éducation nationale a expliqué que les
scientifiques en herbe qui se sont distinguées au DEF 2021 viennent de prouver
que filles et garçons peuvent obtenir les mêmes résultats, si les mêmes chances
leur sont accordées. Les relevés de notes des
championnes prouvent à suffisance que les sciences n’ont aucun secret
pour elles, soutient Mme Sidibé Dédéou Ousmane. Et d’ajouter que l’ambition de
beaucoup de jeunes filles a été freinée en si bon chemin par des pesanteurs
sociales, notamment le rejet de l’école par certains parents, le mariage
précoce et les grossesses non désirées. La ministre a invité les lauréates à
croire en leurs potentiels. «Vous n’avez aucune limite, si ce n’est pas vos
doutes».
Quant au coordinateur du PAEBB, Bouraïma Coulibaly, il a
rappelé que les medersas sont placées sous la tutelle du ministère de
l’éducation nationale depuis 1985. Pour lui, la formation des bons citoyens a
toujours été une préoccupation des plus hautes autorités. Cet engagement est
consigné et respecté dans la Loi d’orientation sur l’éducation.
La distinction des meilleures élèves arabisantes en
sciences, s’est réjoui le secrétaire général de l’Union nationale des medersas
arabo-islamique du Mali (UNAMAIM), l’imam Mohamed Kamena, est l’un des plus
grands avantages de l’éducation bilingue de base. Il aussi proposé la création
d’une direction ou d’une cellule d’appui à l’enseignement bilingue de base au
Mali, ainsi que la signature et la mise en œuvre d’une convention entre le
ministère de l’éducation nationale et l’UNAMAIM.
Mlle Mariam Sacko, porte-parole des lauréates a remercié le
département de l’éducation nationale et la BID. «Nous sommes très ravies de ces
prix d’encouragement qui font honneur aux écoles franco-arabes et à la
scolarisation des filles», a-t-elle dit.
Ramadan oblige, la cérémonie a débuté par la lecture du Saint Coran par Ibrahim Dabo, imam à l’Institut islamique de Médina-Coura. Une minute de silence a été aussi observée à la mémoire des militaires et civils tombés au champ d’honneur.
Sidi WAGUE
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