Cet établissement historique a ouvert ses portes avec 40 élèves. À l’époque, il ne disposait que d’un premier cycle fondamental. Mais, il a fallu attendre 10 ans après pour le voir doté d’un second cycle fondamental, précisément en octobre 1972. Cette école fondamentale qui fait la fierté de toute une localité a pris le nom de Groupe scolaire «Marakatié Tangara» de Touna en 2012. Il compte 18 classes reparties en deux premiers cycles et autant de seconds cycles pour quatre directions. Le Groupe scolaire accueille 1.196 élèves, dont 575 garçons et 621 filles.
L’établissement scolaire, bâti sur une aire de plus de 2 hectares, a vu passer de nombreux élèves, des cadres aujourd’hui. Certains sont devenus directeurs de Centres d’animation pédagogique (Cap), enseignants, cadres des finances, médecins voire militaires. Tous ont en partage d’être passés par les moules de formation des enseignants de cette école publique. Nombre d’entre eux se souviennent encore de ce premier directeur de l’établissement à son ouverture en 1962, Karim Jean Paul Coulibaly. Un enseignant modèle.
Il faut dire que l’école de Touna a été d’un grand réconfort pour les localités voisines, parce que leurs élèves étaient contraints de parcourir des kilomètres pour apprendre. Or, avec l’école de Touna, ceux-ci avaient facilement accès à l’apprentissage. Mais depuis quelques années, l’infrastructure scolaire est confrontée à d’énormes difficultés du fait de son état de dégradation avancé, notamment des classes aux murs fissurés, la pléthore.
Le manque de matériels pédagogiques, l’insuffisance d’enseignants et la non clôture de l’espace scolaire (qui est une source d’insécurité pour élèves et enseignants) figurent aussi parmi les préoccupations exprimées par des ressortissants de Touna. Ils espèrent une solution rapide à ces problèmes.
Il faut dire que de 2022 à 2025, des ressortissants, y compris le chef de village Amadou Tangara, les associations juvéniles et féminines ont décidé de prendre le problème à bras le corps et de compter financièrement d’abord sur eux-mêmes pour restaurer leur établissement scolaire, avant tout autre appui. Mais, il faut l’admettre, au regard des besoins, un soutien de l’État, des Organisations non gouvernementales (ONG) voire des personnes de bonne volonté ne sera pas de refus.
Sidi WAGUE
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