Danse au Mali : Une expression culturelle qui essaime

De plus en plus d’Occidentaux désirent apprendre les danses traditionnelles africaines, dont les vertus ne sont plus à prouver : véritable art, sa pratique régulière permet de développer la souplesse, la force ainsi que la mémoire.

Publié le 16 février 2024 à 08:46

673 vues Lecture : 3 minutes

Danse au Mali : Une expression culturelle qui essaime

Les ateliers proposés par Landykadi sont dirigés par deux de nos compatriotes installées en France. Il s’agit de : Hawa Kouyaté, assistée de Kankou Kouyaté, danseuses du ballet national. Ils sont accompagnés de musiciens professionnels qui donnent une dimension plus typique encore aux cours. Tout au long de l’année, la professeure apprend plusieurs chorégraphies aux élèves, sur des rythmes traditionnels différents. Les élèves peuvent être amenés à se produire en public.

La danse traditionnelle fait partie intégrante du patrimoine artistique et culturel du Mali. Les plus célèbres sont les danses masquées. Véritable outil de cohésion sociale, la danse occupe une place de choix dans les cérémonies traditionnelles et coutumières du pays…

Jadis, chaque région malienne avait une danse spécifique qui se faisait selon les classes d’âges et par des initiés. En effet, tous les grands peuples du Mali disposent d’une cérémonie périodique pendant laquelle on rend hommage aux divinités et aux morts.

Entre autres, les danses masquées des Dogons, une danse qui se fait avec les mouvements de tous les membres. Celui qui porte le Kanaga exprime à travers sa danse une prière adressée au Dieu créateur de l’univers dans la cosmogonie Dogon.

C’est aussi l’occasion de faire apparaître les grands et divers masques Bamanan. Gomba est une danse de réjouissance exécutée par les jeunes pour la fin des récoltes, mais aussi lorsqu’une jeune femme doit rejoindre son époux.

Les danseurs de cette danse imitent le chimpanzé. Au-delà des danses masquées, il existe d’autres types de dance de réjouissance, notamment la danse Tèguèrè, danse organisée à l’occasion des pêches collectives, le Didadi, une danse populaire dérivée d’une danse originaire du wassoulou appelée « Djagoua bari ».

C’est une danse en l’honneur d’un jeune paysan qui, lors des compétitions de labour par les membres de son «ton» (association), a fini de labourer sa parcelle le premier, et le Soumou (danse sarakolée) qui est une danse de joie exécutée pour fêter la fin de la récolte ; les mouvements sont exécutés avec délicatesse et souplesse en direction du ciel et en utilisant l’espace. À cette occasion, les femmes se parent de motifs au henné sur les mains et les pieds et jettent un mouchoir à leur mari qui sort du cercle pour faire une démonstration. Il y a aussi le Takamba en milieu Songhaï, le Balani en milieu Senoufo.

Actuellement, la danse est un véritable métier qui nourrit des centaines de personnes dans la grande ville, des centres d’apprentissage artistique en attestent. Ces différentes danses traditionnelles se retrouvent aujourd’hui ébranlées par des pas de danse modernes, que les jeunes préfèrent et trouvent plus civilisées par rapport aux danses villageoises, comme ils aiment à le dire. Ce qui fait qu’un jeune natif d’une région qui a passé du temps dans la grande ville préfère danser comme les gens de la ville et oublie pour ainsi dire les pas de danses apprises au village.

 

Sources

dansesafricaine.com

Rédaction Lessor
Lire aussi : Journée nationale des lauréats de la Biennale : l’Etape de Ségou

La Cité des Balanzan, Ségou, a accueilli, ce samedi 31 octobre 2026, la deuxième étape de la tournée nationale des lauréats de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025. La soirée qui s’est déroulée au Centre Culturel Kôrè de Ségou, était présidée par le ministre de l.

Lire aussi : Grand prix des critiques africaines : Issouf Koné remporte le premier prix

Ce sont 16 journalistes culturels et critiques d’art, venus de 11 pays africains, qui ont pris part à cette initiative.

Lire aussi : Théâtre : «Les soupirs de Farabougou»

C’est une représentation théâtrale qui fait échos à une souffrance collective. Elle rappelle le rôle essentiel du théâtre dans la société et porte un message d’espoir, de courage et de cohésion sociale.

Lire aussi : Société : A la découverte des tresses songhoy

Ces coiffures sont créées en fonction de la culture locale, de l’identité ethnique, des événements, des envies.

Lire aussi : Kayes : Lancement de la 1ère édition du festival international des saveurs

Le Festival international des saveurs de Kayes (FISK), qui se tient du 25 octobre au 2 novembre dans la Cité des rails, a été officiellement lancé ce dimanche dans l’après-midi sur l’esplanade de la salle de spectacle Massamakan Diabaté..

Lire aussi : Tradition et cohésion sociale : Le ministre Daffé sollicite les bénédictions des sages de Bougouni

Présent à Bougouni dans le cadre du lancement de la première étape de la tournée des lauréats de la Biennale Tombouctou 2025, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, accompagné des autorités administratives et politiques de la r.

Les articles de l'auteur

L’Afrique à Moscou : Retour réeflexif sur la semaine historique du 3è sommet russie-afrique

L’Afrique à Moscou : Retour réeflexif sur la semaine historique du 3è sommet russie-afrique

Rarement un événement international aura captivé les opinions africaines comme le troisième sommet Afrique-Russie tenu à Moscou des 26 au 29 octobre 2026, avec deux pics majeurs : le forum des médias russo-africains et le sommet des dirigeants russes et africains..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 04 novembre 2026 à 11:15

Kangaba : Six morts dans l’éboulement d’un puits minier à Nouga

Kangaba : Six morts dans l’éboulement d’un puits minier à Nouga

Six personnes ont trouvé la mort, vendredi dernier, dans l’éboulement d’un puits minier, transformé en galerie, dans la Commune rurale de Nouga, précisément sur un site d’orpaillage très isolé du village de Dioulafoundou..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 04 novembre 2026 à 10:10

Moscou : Le ministre Bakary Yaou Sangaré rencontre la communauté nigérienne

Moscou : Le ministre Bakary Yaou Sangaré rencontre la communauté nigérienne

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens établis à l’extérieur, Bakary Yaou Sangaré, a rencontré, le jeudi dernier à Moscou, en marge du 3ᵉ Sommet Russie-Afrique, les membres de la communauté Nigérienne résidant en Fédération de Russie..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 04 novembre 2026 à 10:06

Sécurité au Burkina : De nombreux acquis en octobre

Sécurité au Burkina : De nombreux acquis en octobre

Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a présidé, le lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou, la traditionnelle cérémonie mensuelle de montée des couleurs nationales du département. Cette cérémonie a été l’occasion pour lui de faire le bilan du mois d’octobre et de présenter les perspectives pour la fin de l’année..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 04 novembre 2026 à 10:05

Burkina : L’armée élimine le chef terroriste Saïdou Diallo, alias Djabiri Mangan le borgne

Burkina : L’armée élimine le chef terroriste Saïdou Diallo, alias Djabiri Mangan le borgne

Le chef terroriste, Saïdou Diallo, alias Djabiri Mangan le Borgne (47 ans) a enfin payé pour ses nombreux crimes. Il a été neutralisé avec plusieurs de ses acolytes dans la matinée du jeudi 29 octobre 2026, dans la forêt de Konga, Commune de Gomboro, province du Sourou. L’opération a été menée par une unité des Forces spéciales antiterroristes de campagne (FORSATEC), a appris, l’AIB lundi auprès de sources sécuritaires.

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 04 novembre 2026 à 10:00

Niono, Tessalit et Gourma-Rharous : l’Étau se resserre autour des groupes terroristes

Niono, Tessalit et Gourma-Rharous : l’Étau se resserre autour des groupes terroristes

Dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont mené des frappes aériennes dans différentes localités de notre pays entre le 2 et le 3 novembre 2026..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 04 novembre 2026 à 09:57

2è réunion de coordination des fréquences militaires des pays de l’AES : Les travaux ouverts à Bamako

2è réunion de coordination des fréquences militaires des pays de l’AES : Les travaux ouverts à Bamako

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a pris part, le lundi 2 novembre 2026, à Bamako, à la cérémonie d’ouverture de la deuxième réunion de coordination des fréquences militaires des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES)..

Par Rédaction Lessor


Publié mercredi 04 novembre 2026 à 09:51

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner