Contrôle d’un agent de la DGCCC dans une boutique à Bamako
Au titre de l'année 2022, la direction générale du commerce de la consommation et de la concurrence (DGCCC) a établi 2.457 procès-verbaux dans le cadre du contrôle des produits subventionnés. Le cumul des amendes a permis à la structure de verser 156, 979 millions de Fcfa au Trésor public. Le directeur général, Boukary Doumbia, se dit fier de ce résultat rendu public mardi dernier. Et de rappeler que sa structure a plusieurs missions, mais le contexte actuel marqué par la hausse des prix et ses effets sur le pouvoir d'achat des consommateurs lui a permis d'intensifier certaines actions.
«L’État a accordé des subventions sur certains produits. Pour la graine de coton, il a exonéré la TVA au niveau des huileries. En novembre 2021, l'État a réduit la moitié des droits que les importateurs devraient payer au cordon douanier pour l'importation du riz, de l'huile et du sucre pour six mois. Ce programme a prit fin en juillet», a expliqué le patron de la DGCC.
Selon notre interlocuteur, à ce jour seul le sucre est subventionné. Le prix fixé (600 Fcfa le kilo) est observé dans la grande majorité des points de vente malgré les quelques récalcitrants marginaux de part et d'autre. De l’analyse du directeur général de la DGCCC, l'objectif est atteint par rapport au prix fixé par l'État concernant ce produit, mais c'est la situation globale qui pose problème. «Nous vivons un contexte extrêmement difficile où l'enjeu est la maîtrise de la hausse généralisée qui n'est pas liée au dysfonctionnement du circuit de distribution. C'est parce que les produits coûtent cher chez le fournisseur», a-t-il poursuivi.
Le premier responsable de la DGCCC a fait savoir que les importateurs, grossistes, demi grossistes et détaillants doivent respecter la fourchette de vente des produits subventionnés. Au cours des opérations de contrôle du respect des prix plafonnés, la DGCCC inflige des sanctions pécuniaires aux contrevenants allant de 25.000 à 1 million de Fcfa, a-t-il précisé, ajoutant que sa structure reste engagée à surveiller les commerçants qui font le mauvais jeu en profitant de la situation pour vendre au-delà des prix fixés.
Pour l'exercice 2023, le ton est déjà donné. Une session de formation à l'intention des agents de contrôle de la DGCCC débute ce jeudi. L’objectif recherché étant de faire connaître à ces agents techniques, le fonctionnement du circuit de commercialisation et des mesures de facilitation des échanges avec les acteurs commerciaux dans le cadre des contrôles. Il s’agira aussi, au cours de cette année, d’intensifier les actions de contrôle sur les marchés pour éviter le commerce déloyal.
Babba COULIBALY
Selon le ministère de l’Industrie et du Commerce, ce sont plus de 780 camions-citernes qui sont arrivés ce mercredi 18 mars 2026 dans les parkings à Bamako..
Le Conseil de cabinet élargi des départements de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche et du Commissariat à la Sécurité alimentaire sur la validation du plan triennal de campagne agricole consolidé et harmonisé s’est tenu, mardi 17 mars, à la Direction des finances et de matériels .
La création de la Brigade spéciale des mines a été adoptée lors du Conseil des ministres du 11 mars 2026. Dans cet entretien, le ministre des Mines, Amadou Keita, revient sur les motivations du gouvernement en mettant en place cette brigade. Il explique également l’organisation de cette no.
Plus de 500 camions-citernes chargés d’hydrocarbures ont été réceptionnés ce vendredi 13 mars 2026 à l’Office malien des produits pétroliers (Omap). Cette opération vise à renforcer la disponibilité du carburant et à stabiliser l’approvisionnement du marché national, dans un contex.
L’expert en audit stratégique des filières économiques soutient que la régulation du secteur du mobile money au Mali nécessite d’équilibrer la concurrence, d’harmoniser les tarifs et de renforcer la sécurité des consommateurs.
La valorisation du lait local était au cœur d’une séance de travail tenue, jeudi dernier, dans les locaux du ministère de Élevage et Pêche. Cette rencontre a réuni le groupe de dialogue Élevage et Pêche, les acteurs du sous-secteur, ainsi que les autorités sectorielles avec pour objectif.