Ce document contient les attentes, les besoins et les problèmes de la société civile collectés à travers tout le pays
Cette session est
consacrée à la finalisation et à l’adoption du recueil 2023 des attentes, des
besoins et des problèmes de la société civile. La cérémonie d’ouverture était
présidée par le président du CESC, Yacouba Katilé, en présence du ministre de
la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim
Ikassa Maïga et de plusieurs personnalités.
Conformément aux dispositions de l’article 107 de la
Constitution, des missions du Conseil économique, social et culturel ont
sillonné l’ensemble des régions administratives et les six communes du District
de Bamako pour l’élaboration du recueil annuel 2023 des attentes, des besoins
et des problèmes de la société civile. Des missions du CESC se sont rendues au
Canada, au Royaume du Maroc et en Algérie auprès de nos compatriotes pour le même
exercice. C’est pourquoi, le président de l’institution a dit que cette mission
constitutionnelle est une portée capitale.
Elle donne avec précision, a fait
remarquer Yacouba Katilé, la situation générale des Maliens de l’intérieur et
de ceux établis à l’extérieur en mettant le curseur sur leurs inquiétudes.
Selon lui, ce recueil constitue un outil essentiel d’élaboration des politiques
et de planification des actions publiques. Toutefois, le président du CESC a déploré
que le recueil reste confronté à l’épineuse et récurrente question du suivi de
sa mise en œuvre.
Avec les réformes en cours, le président Katilé espère que
cette tendance sera inversée au plus grand bonheur des Maliens. De même, a-t-il
ajouté, cette session s’ouvre dans un contexte polarisé par l’actualité
politique avec en toile de fond le référendum qui se profile à l’horizon. «Le
projet de Loi fondamentale contribuera à l’amélioration de la gouvernance voire
du fonctionnement optimal de nos institutions», a fait savoir le président du
CESC, affirmant que ce projet va instaurer le principe de redevabilité qui
favorisera l’établissement d’un contrat social entre le peuple et les décideurs.
Dans la foulée, le premier responsable du CESC a exhorté les membres de
l’Institution à œuvrer pour un vote massif en vue du triomphe du oui au soir du
18 juin prochain. Il a remercié le président de la Transition, le colonel
Assimi Goïta pour avoir associé sa structure à la finalisation du projet de
Constitution. Par ricochet, Yacouba Katilé a salué les membres du gouvernement
pour avoir facilité le travail de terrain de l’équipe du CESC.
Il s’agit du
ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation,
ceux de la Défense et des Anciens combattants, de la Sécurité et de la
Protection civile, et des Affaires étrangères et de la Coopération
internationale.
Par ailleurs, l’objectif de cette session, a reconnu le chef
de l’Institution, est de faire la synthèse du document à destination des
autorités de la Transition. «D’une session à l’autre les données peuvent
changer en faisant une évaluation nous trouvons que certaines préoccupations
ont été prises en compte. Par contre, d’autres reviennent encore», a-t-il
indiqué. Pour lui, les autres aspects liés à la sécurité, aux questions économiques,
environnementales et sociales ont été recensées.
Namory KOUYATé
Rédaction Lessor
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