En tout cas au regard de l’innovation proposée par la start-up, les observateurs n’auront aucun mal à conclure simplement à une promesse pour le futur de l’agroéconomie dans notre pays. Tant la jeune dame reflète le visage de l’impérieuse évolution dans le domaine de l’agroéconomie.
Sa solution innovante, faite d’un collier intelligent, a
accaparé l’attention du jury lors du rendez-vous du numérique, initié par le
ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation
de l’Administration. «Son invention» fonctionne à l’aide de piles.
L’appareil,
équipé de capteur, détecte les anomalies qui tuent les animaux. Kodol permet
aussi de mesurer la température, le battement cardiaque et le nombre de pas de
l’animal pendant la journée. Dès que le collier détecte des anomalies ou que la
bête a passé la journée allongée et n’a pas mangé, explique sa créatrice, il le
signale à l’éleveur dans la langue qu’il parle.
La jeune agroéconomiste précise que chaque collier est
connecté à une application. «Pour ceux qui n’ont pas un téléphone androïde, on
a pensé au système de message robotisé. Dans ce cas, l’alerte est fait sous
forme d’appel», renchérit-elle. Le bonheur ne vient pas seul. Kodol a également
reçu le prix de l’entrepreneuriat féminin. Il y a un mois, ce collier innovant
remportait le premier prix dans la catégorie impact à Marrakech à la première
édition des «African chiefs information
officer (CIO) awards», en français «Récompense des dirigeants africains
responsables de la gestion des technologies de l’information».
La sortante de l’Université de Ségou souhaite que l’État
ou des partenaires subventionnent le collier pour le vulgariser à grande
échelle. Cela permettra à nombre d’éleveurs de l’utiliser pour réduire
considérablement les pertes de bétail. Selon Assaïta Sall, ce fléau fait perdre
30% à 40% du bétail des éleveurs chaque année.
Elle explique que le choix dans ce domaine relève
simplement d’une passion nourrie depuis l’enfance. Quant à l’idée de créer
cette solution innovante, elle a pris corps
à partir de 2020, après les études universitaires. «J’étais fréquemment
sur le terrain avec des éleveurs et des agriculteurs. J’ai remarqué que des
bétails mourraient régulièrement lors de nos visites. Quand je leur ai demandé
les raisons de ces pertes, ils ont dit que ces animaux souffrent de maladies
qu’ils n’ont pas la possibilité de détecter à l’œil nu», se souvient encore
cette brillante intelligence.
Celle qui aime repousser ses limites face à
l’adversité et au défi, balaie d’un revers de la main les stéréotypes dont les
femmes sont victimes. «Des gens ne nous font pas confiance parce qu’on est une
femme. Face à cela, je ne me suis pas découragée. Je voulais leur montrer que
je ne vais pas laisser tomber aussi facilement», assure-t-elle, avant de saluer
la bonne collaboration avec ses partenaires. La lauréate de la
Semaine du numérique ambitionne de mettre son produit à la disposition des
éleveurs de notre pays et du monde en vue de créer une entreprise. Cela pour
offrir beaucoup d’emplois aux jeunes.
La jeune startupeuse a évolué dans plusieurs domaines
d’activités notamment l’analyse économique des filières agricoles, l’évaluation
des politiques agricoles, la planification et gestion de projets agricoles, le
développement rural et la sécurité alimentaire. Y compris le conseil et la
formation en agroéconomie. La championne de l’édition 2024 de la Semaine du
numérique continue de forger son destin
à la force de son mental d’acier, de son génie créateur. Elle a su trouver sa
voie et offre ses services à plusieurs
structures, notamment le Conseil et appui pour l’éducation à la base (CAEB),
l’Institut d’économie rurale (IER), la
Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), le service m-Agri d’Orange Mali.
Comme il n’est pas très souvent intéressant de parler de soi, nous avons voulu recueillir l’avis de Fatoumata Sarr, une amie de la lauréate, pour nous parler du caractère admirable d’Assaïta Sall. Elle résume la personnalité de la créatrice de Kodol à la détermination à se battre pour relever les défis. «C’est une personne de bien, généreuse et engagée avec la conviction de réussir», conclue-t-elle.
Mohamed DIAWARA
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