42 femmes parlementaires du CNT ont été formées sur les principes d’intégration de la dimension genre dans les différents textes, lois et budgets
La cérémonie
d’ouverture des travaux s’est déroulée sous la présidence du directeur de
cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Boureïma Ongoïba. C’était en
présence de la présidente du Réseau des femmes parlementaire (REFEP), Mme Haïdara
Aichata Cissé dite Chato et du représentant résident de l’ONU-Femmes au Mali,
Arsène Assandé.
Financé par l’ONU-Femmes, cet atelier de 3
jours a permis d’accroître les compétences de 42 femmes parlementaires du
Conseil national de Transition (CNT) sur les principes d’égalité homme-femme et
l’intégration de la dimension genre dans les différents textes, lois et
budgets. Après trois jours d’intenses travaux et d’échanges,
des recommandations ont été formulées pour faciliter davantage la prise en
compte de la dimension genre dans les réformes envisagées par les Assises
nationales de la refondation (ANR).
Il s’agit de la création d’une Cellule chargée
des questions de genre et de développement au niveau national; de la
collaboration avec les partenaires techniques et financiers (PTF) afin de poursuivre le processus de renforcement de
capacités des femmes du CNT et de l’application de la Loi d’orientation
agricole de 2006. Celle-ci reconnaît le rôle crucial des femmes dans la
production agricole et la sécurité alimentaire.
Dans son allocution, la présidente du Réseau
des femmes parlementaires a indiqué que sa structure, qui fait partie intégrante
du CNT a pour mission de former ses membres pour une meilleure participation au
travail parlementaire. «De la rédaction des lois modifiant les normes, aux
pratiques parlementaires et au leadership inclusif, les parlementaires
demeurent une voix pour leur peuple et un moyen d’informer le gouvernement des
besoins et demandes de la société civile à travers le contrôle de l’action
gouvernementale», a déclaré Mme Haïdara
Aichata Cissé dite Chato. Elle a aussi révélé que notre pays entend intensifier
l’intégration du genre dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques
publiques et l’évaluation de leur impact sur les secteurs les plus
porteurs.
Pour sa part, le représentant résident de
l’ONU-Femmes au Mali a souligné que l’atteinte de l’égalité des sexes et
l’autonomisation de la femme passe inéluctablement par l’adoption de lois,
textes et budgets sensibles au genre. «Les parlementaires bénéficient d’une
position unique pour agir comme une interface entre le peuple et les
institutions étatiques, pour promouvoir
et adopter des politiques et des lois axées sur l’être humain pour garantir que
personne ne soit laissée pour compte», a expliqué Arsène Assandé.
Pour le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, cette session vient à point nommé et cadre parfaitement avec la Politique nationale genre (PNG) du Mali, adoptée en 2011. «Elle est en cohérence avec le cadre de l’assistance technique de l’ONU au gouvernement malien et procède également de la volonté des partenaires techniques et financiers d’accompagner notre pays et la Transition en contribuant à la réalisation des activités liées aux réformes politiques et institutionnelles, électorales et administratives», a estimé Boureïma Ongoïba. Il a également saisi l’occasion pour remercier le REFEP, l’ONU-Femmes et tous les autres partenaires qui œuvrent pour la promotion des droits des femmes et de la question du genre dans notre pays.
Amap-Ségou
Mamadou SY
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