La victime a survécu à ce
crime odieux commis à Torokorobougou, en Commune V de Bamako. Contrairement à
elle, une dame de la Région de Nara a rendu l’âme le 26 octobre dernier suite à
la brûlure volontaire que son conjoint lui a infligée alors qu’elle était en
état de grossesse de quatre mois. La pauvre dame dormait, lorsque son bourreau
passait à l’acte. «Quel préjudice peut justifier cette violence barbare,
ignoble et inhumaine ?», s’indignait la ministre de la Promotion de la
Femme, de l’Enfant et de la Femme, Mme Coulibaly Mariam Maïga lors de sa visite
à la victime de Torokorobougou.
Ces pratiques criminelles montent en flèche
depuis quelques années dans notre société. Avant les deux récents cas, un homme
avait fait sortir les deux yeux de sa conjointe de leurs orbites. Qu’est-ce qui
peut conduire à une violence aussi extrême ? Les auteurs n’acceptent-ils pas de
voir leurs épouses dans les bras d’un autre homme ? L’excès de jalousie a-t-il
dominé la raison ? Les auteurs de ces atrocités sont mieux placés pour répondre
à ces interrogations. En tout cas, la jalousie est mauvaise conseillère. Elle
nous conduit à des erreurs irréparables. Il métamorphose la femme en un
véritable monstre. Quand c’est l’homme, le dommage est encore pire.
Selon
le rapport du Système de gestion d’information liée aux Violences basées sur le
genre (VBG), mis en place par le Fonds des Nations unies pour la population
(UNFPA), notre pays a enregistré l’année dernière, 14.264 cas de VBG. Ces
statistiques connaissent une augmentation de près de 50% par rapport à 2021. Et
cette tendance se poursuit depuis 2014.
Les
récents cas d’agression physique contre les femmes sont exécutés avec un grand
extrémisme. Selon les défenseurs des droits des femmes, ce sont des violences
exagérées. Au mois de juin 2022, sept à huit cas de violences conjugales
très horribles avaient incité les associations de défense des droits de l’Homme
à organiser des manifestations pour inviter les autorités à agir avec rigueur
contre le fléau. Face au regain de ces tensions à l’encontre des femmes, les
mouvements envisagent d’organiser une marche de dénonciation de ces crimes dans
les prochains jours. «Nos hommes n’étaient pas aussi cruels. Ce sont les
conséquences de cette guerre alimentée par l’Occident qui ne finit pas»,
martèle l’une d’entre elle.
L’effritement
de nos valeurs éducatives favorise la croissance de ces actes. L’éducation
sociale des mariés a été déclassée des principaux critères de mariage.
L’intérêt grandissant pour l’individualisme à cause des réseaux sociaux qui
impactent la vie de couple. On fait de moins en moins référence aux mécanismes
traditionnels de résolution des conflits. Les démarcheurs de mariage (griots),
les amis, les parents et les religieux sont, entre autres, des acteurs de la
médiation. Le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la
Famille est sensible au phénomène.
À travers notamment les Maisons de la femme,
de l’Enfant et de la famille, le département propose des séances de
sensibilisation des couples. Dans ce monde avec ses contraintes économiques et
éducatives, la bonne gestion des couples mérite davantage d’investissements de
la part des mariés et de la communauté.
Mohamed DIAWARA
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