Le ministre chargé de l'Artisanat lors de son intervention
La 5è édition du Salon international de l’artisanat du Mali (Siama) a été officiellement lancée, jeudi dernier au Centre international de conférences de Bamako (CICB) par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, en présence de ses collègues chargés de la Communication, Alhamdou Ag Ilyène, et de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, des diplomates accrédités auprès de notre pays.
On notait aussi la présence du président de l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (APCMM), Mamadou Minkoro Traoré, et des représentants des Organisations professionnelles d’artisans (Opa) et des acteurs du monde de la culture. L’événement, placé sous le haut patronage du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, avait pour thème: «Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle» qui traduit l’ambition d’ériger l’artisanat en pilier de la construction du Mali nouveau.
Organisé en partenariat avec l’APCMM et les Opa, le Siama se tiendra cette année du 27 novembre au 7 décembre prochains au Parc des expositions de Bamako. Le ministre Mamou Daffé a rappelé l’importance du secteur de l’artisanat, qui contribue à hauteur de 24,2 % au Produit intérieur brut (PIB) national et mobilise plus de 40% de la population active. «Soutenir l’artisanat, c’est soutenir le peuple, c’est soutenir le Mali», a-t-il déclaré.
Et le ministre Daffé de dire aussi que le Siama ne se limite pas à un cadre économique, mais demeure un espace de célébration de l’unité nationale et de préservation du patrimoine culturel. Le gouvernement œuvre à l’opérationnalisation de cette vision
Pour lui, il est clair que c’est «le Mali Kura Nièta Sira», notamment le développement d’une stratégie de promotion du consommer malien. Cette orientation permettra une meilleure implication de l’artisanat dans les commandes publiques. Et de stimuler la production locale et renforcer la qualité des produits nationaux.
Sur ce point, Mamadou Minkoro Traoré a salué les efforts du gouvernement, notamment l’initiative d’intégrer les artisans aux marchés publics. Il a aussi remercié le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle pour l’appui constant en matière de formation et d’équipement, ainsi que le département en charge de la Communication pour son soutien en outils numériques. Et le président de l’APCMM d’insister sur les objectifs du Siama, qui consistent à stimuler la créativité des artisans, encourager la consommation locale, valoriser les savoir-faire traditionnels et promouvoir les jeunes talents. Il a annoncé qu’une vingtaine de pays et plus de 219.000 visiteurs sont attendus pour l’édition de cette année et qui offre plusieurs opportunités.
Elle mettra en lumière plusieurs innovations, notamment la transformation des métaux, avec la fabrication de mobiliers de bureau et de machines agricoles. Le Burkina Faso et le Niger, pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) sont désignés invités d’honneurs, tandis que la Chambre des métiers de Rabat-Salé-Kénitra (Maroc) est invitée spéciale.
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La Région de Ségou sera à l’honneur pour ses potentialités artisanales et sa participation constante aux éditions précédentes. Au total, 540 stands climatisés, 120 stands ordinaires et 50 autres de restauration seront mis à la disposition des exposants. Plusieurs prix seront décernés, dont le Grand prix du Président de la Transition, le prix du Conseil national de Transition (CNT) et d’autres distinctions ministérielles. Pour l’organisation du Siama 2025, le budget prévisionnel est estimé à 793 millions de Fcfa, financés par l’État avec le soutien des partenaires comme la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) et les sponsors.
Pour rendre l’événement agréable, les organisateurs prévoient des prestations artistiques, des panels, des ateliers, des défilés de mode et des animations culturelles. Auparavant, le maire de la Commune III, Mme Djiré Mariam Diallo, avait salué l’initiative et expliqué que le Siama est la vitrine de la richesse et de la diversité de l’artisanat malien. «Ce salon n’est pas qu’un simple cadre d’exposition, il incarne notre identité culturelle et doit être transmis aux générations futures», a souligné l’édile de la Commune III.
Gaoussou TANGARA
Rédaction Lessor
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