
Cette phase locale regroupe 2 communes : Soumpi et Soboundou
Pour qui connait Niafunké, terre de grands hommes de culture comme feus Aly Farka Touré et Harber Lèbèrè Maïga, mais aussi Afel Bocoum pour ne citer que ceux-ci. Les airs entonnés par ces artistes retentissent encore dans le Septentrion et dans d’autres localités du pays.
Niafunké ou Issa Ber (le grand fleuve en langue locale songhaï) est très souvent considéré comme une ville symbole du Mali parce que toutes les ethnies du pays cohabitent dans un brassage culturel et dans l’unité. Ce brassage a donné naissance à une culture particulière au Guimballa. Niafunké, riche de valeurs socioculturelles, est passionnée d’art et de culture. La semaine artistique et culturelle demeure donc une occasion en or de prouver ces valeurs et promouvoir de jeunes talents. À l’occasion, chants, danses, slams et prestations d’orchestres ont fait vibrer les férus de culture. Tout était là. Des rythmes tamachèque, sonrhaï, bambara, peulh ont fait danser même des personnes du troisième âge et des chefs coutumiers. Après le discours de bienvenue prononcé par le maire de la Commune rurale de Soboundou qui accueille les hôtes, cet fut un bref passage des jeunes formés récemment sur les valeurs de citoyenneté de s’adresser á leurs camarades pour que chacun se sache interpellé pour un Mali uni et fort, où chaque jeune participera à la construction de l’édifice national.
Dans un discours riche et interpellateur, le préfet du cercle, Modibo Kane Togo, a mis l’accent sur l’importance de la culture à travers proverbes et citations. Il en appelle à l’unité dans la dignité pour un nouveau Mali où chacun apportera sa pierre. Il a fait la genèse de l’origine des semaines artistiques en rappelant que depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, nos pères fondateurs étaient conscients de la préservation de notre identité culturelle dans toute sa diversité. Cela, depuis le gouvernement de la 1ère République qui a créé un espace culture dénommé Semaine de la jeunesse en 7 éditions de 1962 á 1968. Sous la 2è République, la Semaine de la jeunesse devient la Biennale artistique, culturelle et sportive qui a aussi connu 10 éditions de 1970 á 1988. Il a aussi rappelé les longues années d’interruption de ce rendez-vous qui ont sérieusement affecté nos valeurs artistiques et culturelles et plongé notre pays dans un vide culturel inquiétant désorientant sa jeunesse vers une acculturation sans lendemain. En parlant de la vision des autorités de la 5è République qui ont fait le choix politique, et au regard aussi de la forte demande de la population, de ressusciter la Biennale artistique et culturelle en septembre 2021.
Il rappelle á tous qu’après Bamako 2003, Ségou 2005, Kayes 2008, Sikasso 2010 puis Mopti 2021, Tombouctou aura l’honneur d’accueillir cet événement en décembre prochain. Il a dit : «Il est nécessaire que chacun se dise qui ici á Niafunké, le flambeau est devant nos portes et nous devons le mériter.» Pour le préfet Modibo Kane Togo, le chemin à parcourir est long et nécessite des sacrifices. Et d’ajouter qu’il faut revenir á nos valeurs d’honnêteté, de sincérité, de simplicité, de générosité, d’absence de vanité qui sont les fondements de notre société et des clés pour ouvrir les portes du bonheur, de la paix et de l’épanouissement dans notre cher Mali qui a tant souffert.
Cette phase locale regroupe 2 communes (Soumpi et Soboundou) qui devront s’affronter lundi et mardi au Centre culturel Harber Maïga toutes les nuits de 20H00 á 22h30. C’est dans un esprit d’équipe que commence la semaine locale á Niafunké.
Sekou A MAïGA / AMAP - Niafunke
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Niafunké était, autrefois, appelé Cercle d’Issa Ber (grand fleuve en sonrhaï) á cause de ses grandes superficies arrosées par le fleuve Niger et ses affluents qui alimentent les nombreux mares et lacs autours desquels sont installés des milliers de personnes, à l’image des lacs Takadji, .
Deux pinasses transportant plusieurs personnes et une importante quantité de marchandises ont fait une collision entre 3 et 4 heures du matin dans la nuit du samedi au dimanche 24 novembre dernier, non loin du village d’Attara dans le Cercle de Niafunké. Selon des sources concordantes, plusieurs.