Samedi dernier, la circulation était très dense dans certains endroits de la capitale
Pendant le mois de Ramadan, les usagers de la voie publique deviennent plus grincheux. Les coups de colère le disputent aux invectives. Automobilistes, motocyclistes et tricycles sont souvent pris dans la nasse et essaient de s’extirper du piège de l’embouteillage, et parfois sans prêter la moindre attention à l’autre. Ce qui provoque une montée d’adrénaline chez certains usagers qui n’hésitent pas un seul instant à pousser un coup de gueule pour exprimer leur mécontentement de l’indiscipline d’autres usagers.
Les usagers ne sont pas tous sereins et attentionnés ou ne se comportent pas tous conformément aux préceptes de l’islam qui exigent le respect de l’autre, mais aussi de la pondération et de la sagesse et le pardon. Tout musulman se doit d’adopter, surtout pendant le mois béni de Ramadan, la meilleure des attitudes dans son comportement, ses relations avec ses semblables, ce qui signifie qu’il opte pour un sens moral et civique à toute épreuve. Samedi dernier, premier jour du mois béni de Ramadan.
Aux environs de 17h, la circulation était très dense dans certains endroits de la capitale avec de terribles bouchons sur les grandes artères de la ville. La Place de l’indépendance, le Pont des martyrs, le Pont du Roi Fahd et les environs de la Cité administrative étaient complètement embouteillés avec de longues files de véhicules.
«Nous avons l’habitude des embouteillages à chaque Ramadan, il faudra être patient c’est juste un mois. Je recommande à mes frères et sœurs de sortir plus tôt de leur travail afin d’éviter ces embouteillages monstres. Mais encore une fois, soyons patients et tolérants», témoigne Oumar Bagayoko, un usager de la voie publique. Vers la Cité administrative, la longue file de véhicules progresse sur des petites portions de la voie. Exaspéré de vivre une telle situation, un conducteur sort de sa voiture et pointe du doigt l’indiscipline des usagers. Diakaridia Coulibaly exprime à qui veut l’entendre son ras-le bol. «Il fait chaud, j’ai faim et très soif. Mon véhicule n’est pas non plus climatisé. C’est pourquoi, je suis sorti de ma voiture pour essayer de respirer à pleins poumons un peu d’air pour ne pas suffoquer.
À partir d’aujourd’hui jusqu’à la fin du mois de Ramadan, je roulerai à moto parce que c’est mieux que de vivre un tel calvaire», explique l’usager visiblement ulcéré. Karim Kané, un autre automobiliste, que nous croiserons sur le Pont Fahd, transpire à grosses gouttes. Il peste aussi contre l’embouteillage.
«C’est le premier jour comme ça, un samedi. Alors je n’ose pas imaginer l’embouteillage pendant les jours ouvrables et aux heures de pointe. Je gare ma voiture pour désormais prendre ma moto. C’est mieux ainsi surtout avec cette chaleur étouffante», explique-t-il. Il s’empresse de souhaiter aussi aux fidèles musulmans de passer un agréable Ramadan. Pour lui, les policiers sont présents pour réguler la circulation, ils font le job, mais la difficulté est liée à l’indiscipline des usagers, à leur manque de courtoisie dans la circulation.
«Certains conducteurs ont du mal à prendre leur mal en patience», explique l’usager. Un policier accepte de verser son avis dans le débat sous anonymat. L’agent assure que ses collègues et lui sont déployés dans la circulation pour réguler et veiller à la sécurité routière des usagers. «En ce mois de Ramadan, ce n’est pas facile pour les usagers encore moins pour nous.
Beaucoup de personnes s’énervent et nous sommes là pour veiller à leur sécurité. Mais, force est de reconnaître que certains conducteurs ne nous facilitent pas vraiment la tâche. Nous leur demandons plus d’amabilité afin que tout le monde rentre chez soi pour la rupture, sain et sauf», déclare le policier. Le jeûne ne fait que commencer. Il est requis aux usagers de la route de faire preuve de patience et surtout de prudence.
Djeneba BAGAYOGO
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