C’était en présence du secrétaire général, Harouna Keïta,
des commissaires et cadres de l’Autorité. Au cours de cette session qui prendra fin le
16 août, les commissaires se pencheront sur plusieurs dossiers. Il s’agit,
entre autres, de déclarations normales de mise en conformité ou de régularisation
de systèmes de vidéosurveillance sur les lieux privés et de travail, des
dossiers de demandes d’autorisation relatives à la gestion du personnel, la
paie des salariés, la gestion de la clientèle, la gestion des systèmes de contrôle
d’accès par badge et empreinte digitale.
Ils plancheront également sur des
dossiers tels que les demandes de transferts de données à l’étranger et celles
relatives à la gestion des systèmes d’alertes professionnelles. Ils auront à
examiner le projet de norme encadrant la prospection directe, que celle-ci soit
politique, commerciale ou caritative.
«La protection des données personnelles est un
droit pour tout citoyen donc, une responsabilité de l’État du Mali dont l’une des
missions régaliennes est de garantir une protection adéquate de la vie privée
de chaque personne sans distinction de race, d’origine, de couleur, de sexe, d’âge,
de langue, de religion, de fortune, de naissance, d’opinion, de nationalité,
etc». Cela conformément à la Déclaration universelle de droits de l’Homme
(DUDH) et des textes positifs, notamment la Constitution du 22 juillet 2023 qui
dispose en son article 12 : «Le domicile, le domaine privé, la vie privée et
familiale, les données à caractère personnel, le secret de la correspondance et
des communications sont inviolables».
À cet égard,
le président de l’APDP n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance et sa
gratitude aux autorités de notre pays d’avoir ainsi constitutionnalisé la
protection des données à caractère personnel. «Aujourd’hui, plus que jamais,
les citoyens de toutes les tranches d’âge et de toutes les catégories
socioprofessionnelles, sans aucune exception, sont tous exposés au numérique.
En effet, les nouveaux usages induits par la digitalisation de la société, amènent
les personnes, en contre partie des services, très souvent gratuits, à diffuser
leurs données à caractère personnel, de façon volontaire ou non, souvent de
manière consciente ou pas», a indiqué Dr Mamoudou Samassékou.
Le président de l’APDP a déploré le fait que
les informations issues de ces services ou plateformes représentent une masse
de données considérables, qui, en cas de fuite, peuvent être récupérées à des
fins malveillantes susceptibles de générer des dérives sur la vie privée des
individus. «Créée pour assurer la protection des données à caractère personnel
et de participer à la réglementation du secteur, l’APDP veille au respect par
les TIC de l’identité humaine, des droits de l’Homme, de la vie privée, des libertés
publiques et individuelles de toute personne vivant sur le territoire national
conformément aux dispositions de la loi n°2013-015 du 21 mai 2013 modifiée,
portant protection des données à caractère personnel en République du Mali»,
a-t-il expliqué.
À cet effet, l’Autorité est investie d’une mission générale
d’information et de conseil aux personnes et responsables en charge du
traitement sur leurs droits et leurs obligations. Aussi, l’APDP dispose-t-elle
des pouvoirs de régulation, de contrôle, de sanction, de veille juridique et
technologique et de représentation.
Premier conseiller de l’État en la matière,
selon son président, l’APDP peut proposer au gouvernement de procéder à toute
modification nécessaire des textes ou de prendre le cas échéant, tout nouveau
texte nécessaire à la saine protection des données à caractère personnel. De
l’analyse de l’expert, la prospection qui occasionne l’utilisation des données à
caractère personnel, constitue aujourd’hui une activité capitale pour l’épanouissement
des entreprises, des organisations politiques ou caritatives.
«La délicatesse et la complexité des missions de la loi sur la protection des données personnelles nous a conférées, exigent de chacun de nous, un sens élevé du devoir et celui de la responsabilité», a souligné Dr Mamoudou Samassékou. Le patron de l’APDP fonde espoir que des travaux sortiront des délibérations à même de préserver la vie privée et les libertés pour le respect de l’État de droit en République du Mali. Selon lui, l’Autorité connait un regain d’activités consécutif aux sollicitations exponentielles des requérants dont les affaires restent pendantes aux décisions que les participants seront amenés à prendre au cours de cette assise.
Babba COULIBALY
Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..
Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.
Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.
Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..
Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.
Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.