Accompagnée du balafon, la prêtresse, avec son cipiinnε sanglé à la
taille, chantait en phrasé lyrique et harmonique les louanges des cultivateurs
ayant réalisé des récoltes record. Naféré
Coulibaly se distinguait par son chant panégyrique particulier bâti sur un
discours mêlant les expressions littéraires tirées de la doctrine de
surveillance sociale et l’improvisation. Ses couplets chutent régulièrement par
l’emblème «wuoyin !»
Par ce cri féminin à la fois de complainte et
d’expression de «l’univers affectif»
entre des personnes en situation d’échange, elle atteignait «l’univers
mental» de la personne dont elle chantait la louange selon des expressions bien
appropriées de Kim Djeung IL dans «L’Art de l’opéra», Pyongyang, Corée, 1990.
Naféré entrait parfois en dialogue avec son interpelé ou le public créant par
cet artifice une atmosphère, plutôt une forme d’art dramatique musical
semblable au «pansori» nouvelle forme d’expression des chants narratifs à la
mode au dix-septième siècle dans le Sud-ouest de la Corée d’une part et à
« l’opéra » avec ses couplets exécutés parfois en mode récitatif ou
en cantique rythmé d’autre part. Elle accédait par cette technique entre
couplets en flots, parole et chant à «l’art de la médiation, de la fusion entre
le chant et le théâtre, entre la musique» […] comme dirait encore Kim Djeung
IL.
Les compositions musicales de Naféré
Coulibaly étaient également faites de paroles d’une rare profondeur, dites avec
un tel lyrisme qu’elles suscitent une intense émotion tout émaillées qu’elles
étaient d’anecdotes et de formules choisies à la gloire de la personne dont
elle chantait les louanges conformément à son choix harmonique de «l’aria et du
récitatif» selon cette sublime autre formule de Kim Djeung IL.
La prêtresse
savait agrémenter son dialogue avec les balafons et l‘élu de la louange
d’interjections colorés en envolées lyriques arrachant de temps en temps des
cris d’exaltation du public.
Naféré
Coulibaly savait maîtriser ses publics en les plongeant de temps à autres dans
le silence lorsque ses couplets s’élevaient scintillant dans leur sonorité
comme les mille et une chandelles de bleu, de jaune, de rouge et de noir sous
les yeux, laissant exhaler leurs complaintes tues, inavouées.
Dors en paix, Naféré !
Par Klessigué Abdoulaye Sanogo,
Administrateur des Arts
et de la Culture Spécialiste/ Administrateur Conseiller Culturel
Rédaction Lessor
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