Cette année, deux athlètes ont marqué de leur empreinte le Meeting de San. Il s’agit d’Ali Koné, âgé de 30 ans et Habibata Koné, 20 ans. Les deux athlètes en situation de handicap, sont devenus le symbole de la détermination et du dépassement de soi. Pensionnaire du Djoliba, Ali Koné est né amputé d’une main.
Le natif de Sénou a participé à trois épreuves : les courses de 100 et 200m et le relais 4x200m. «Je suis née comme ça et je ne me suis jamais senti inférieur avec ce handicap, raconte Ali Koné. Quant j’étais enfant, je partais au terrain et je voyais les gens faire du sport. Un jour je me suis posé cette question : pourquoi pas moi aussi ? Tout est parti de là».
L’athlète commença sa carrière, en jouant d’abord au football comme arrière latéral de Balimaya, une équipe de Sénou. Pas pour longtemps, puisque suite à sa rencontre avec un entraîneur d’athlétisme, Ali Koné décide de changer de discipline. Après quelques semaines d’entraînement, il participe à son premier tournoi d’athlétisme avant d’enchaîner et de se révéler au grand public en 2010 lors des championnats de Kayes.
«J’ai été l’une des révélations de ces championnats et les Kayesiens ont tous été émerveillés par mes performances», se souvient Ali Koné. Depuis quelques années, l’athlète handicapé s’entraîne sous la houlette du lieutenant Sidiki Coulibaly de la direction des sports militaires. «Ce jeune homme est très courageux, il quitte chaque jour Sénou pour venir s’entraîner ici à Djicoroni-Para. Cela montre toute sa détermination, le voir courir avec les valides est tout simplement incroyable», témoigne le lieutenant Sidiki Coulibaly avant de lancer un appel aux responsables du sports pour personnes en situation de handisport.
«Je pense qu’Ali Koné est oublié. Si ce jeune homme bénéficie d’un minimum de soutien, je suis sûr qu’il va offrir des trophées au Mali», affirme le technicien. Sourde-muette, Habibata Koné, a également été l’une des attractions de l’édition 2025 du Meeting de San. Elle a participé aux épreuves des 400 et 200m avec le Tata de Sikasso, réalisant ainsi un rêve vieux de plusieurs années. Son entraîneur, Chaka Niambaly, s’est dit fier d’elle, insistant sur le courage et la force morale de la jeune fille.
«Je suis content et fier de ses performances, elle croit beaucoup en elle et rêvait de participer au Meeting de San. Elle m’a promis de tout faire pour améliorer son chrono et elle l’a fait», a déclaré l’entraîneur du Mamélon de Sikasso qui travaille avec Habibata Koné depuis plusieurs années.
Boubacar KANTE
Un champion du monde français à la tête de la sélection sénégalaise. L'ancien international français Patrick Vieira a été nommé sélectionneur du Sénégal et succède au Sénégalais Pape Thiaw, écarté après la Coupe du monde 2026, a annoncé hier la Fédération sénégalaise de footb.
Auteur d’une victoire (2-0) face au FC Nzidane de Mauritanie lors de la journée inaugurale, avant de s’incliner 2-1 devant le Horoya AC de Guinée au compte de la 2è journée, le Djoliba AC joue sa survie dans cette 5è édition de la West Africa champions cup cet après-midi..
Le décès d’Issaka Bagayogo dit Burruchaga (du nom de l’ancien international argentin, Jorge Burruchaga vainqueur de la Coupe du monde 1986 avec son pays), survenu le samedi 15 août des suites d’une maladie, est un coup dur pour le football kayésien..
24h après leur sacre continental face au Nigeria en finale de l’Afrobasket U18 Filles (77-68), les Aiglonnes sont arrivées à Bamako, lundi 17 août aux environs de 20h30..
Mohamed Issoufou Diarra, conducteur de moto taxi : «Je salue les basketteuses maliennes pour leurs performances contre le Nigeria. Les filles nous ont rendues fiers»..
Au lendemain du 10è sacre continental de la sélection nationale féminine U18 à Abidjan et du parcours contrasté des garçons, le président de la Fédération malienne de basketball (FMBB), Me Jean Claude Sidibé, revient sur le bilan de la campagne ivoirienne, évoque les défis budgétaires d.