Les gains journaliers de certaines vendeuses oscillent entre 20.000 et 35.000 Fcfa
Aux
environs de 17 heures, tout le long des logements sociaux, à partir de la
grande porte de la «Cité vénézuélienne» jusqu’à la direction générale des Eaux
et Forêts sur la route de Ségou, les pastèques, le fourrage, les fruits et
légumes ornent les deux côtés de la voie. Mais il n’y a pas que ces produits.
Nous sommes dans l’intersaison. Le froid s’installe petit à petit. L’hivernage
s’est allé sur la pointe des pieds laissant derrière lui des perspectives de
bonnes récoltes de céréales et produits de consommation. Mais aussi une grande
promesse de production halieutique comme on peut le constater en faisant un
tour dans les différents marchés de la capitale où le fretin trône sur les
étals des femmes et hommes spécialisés dans la commercialisation de cette
espèce de poisson.
En
effet, c’est l’abondance de fretins cette année. Et les témoignages ne manquent
pas. L’unanimité sur la bonne saison des «tinɛni» est faite et les spécialistes
comme les profanes se l’expliquent. Tous s’accordent à lier l’abondance à la
saison des pluies précédentes qui a vu les cours d’eau déborder et les étangs
rejeter le trop-plein. Les uns et les autres reconnaissent aussi la précocité
de la saison du phénomène tinɛni et l’expliquent par le phénomène climatique.
«Cette année, le fretin est vite arrivé. C’est dû aux grandes pluies de l’hivernage
et à l’entrée progressive du froid», explique une vendeuse de poisson qui dit
pratiquer cette activité depuis plus de 20 ans.
L’occasion
faisant le larron, une grande partie des vendeurs de poisson se sont lancés
dans la commercialisation de cette espèce dont les grands centres de production
sont, à en croire beaucoup de vendeurs, Mopti, Macina, Markala et San. Ces
vendeurs et vendeuses de fretins tirent-ils leurs épingles du jeu ? À en
croire les unes et les autres, la réponse est affirmative. Fatoumata Sanou,
entre autres, affirme subvenir aux besoins de sa famille grâce à la vente du
tinɛni : «Par jour, je peux vendre jusqu’à environ 20.000 Fcfa».
Autant
dame Sanou se réjouit de la saison des tinɛni, autant sa consœur Djeneba
Diaouné se frotte les mains avec cette manne venue des eaux. «Je peux faire un
bénéfice de 35.000 Fcfa par jour en cette période», confie-t-elle. Comme pour
dire que ce busines marche bien pour elle en ce moment. Pendant que nous nous
entretenons avec madame Diouné, arrive Moussa Coulibaly. Client habituel de la
vendeuse, il est là pour s’approvisionner. Il passe une commande et explique
son choix pour la consommation du petit poisson : «Ma famille ne consomme
pas de viande, c’est pour cela que je passe chez ma cliente pour me ravitailler
vers le petit soir avant de rentrer à la maison.»
À
LA PLACE DE SELINGUÉ- Les consommateurs n’ont pas de soucis à se faire en cette
saison. Tous les marchés sont bien approvisionnés comme on peut le constater en
faisant un tour à la place dite de Sélingué. Ici, de vieilles tables et de
vieux réfrigérateurs sont disposés à même le sol. Sont présentés sur ces
récipients quantité de petits poissons autour desquels tournoient des essaims
de mouches. Ce jour dans cette mini-gare, les femmes semblent être les seules
vendeuses présentes sur le marché. Elles appellent et interpellent les passants
pour leur proposer avec force détail les petits poissons dont certains
commencent déjà à … pourrir.
«Ces poissons relativement moins chers ne sont pas pourtant acquis à un coût à la portée de tous les revendeurs. La vente en gros se fait par panier. Et ce dernier se négocie entre 20.000 et 25.000 Fcfa», explique Hamara Guindo qui suit des yeux une cargaison en déchargement. Malgré tout, reconnait-il, chacun tire son épingle du jeu. «Nous revendons le kilogramme au bas prix à 1.100 Fcfa», renseigne-t-il. Une jeune fille, elle aussi, revendeuse de la même marchandise abonde dans le même sens. «Je peux prendre plus de trois paniers par jour et ils sont tous vendus au cours de la journée. Et je ne me plains pas de mon profit», affirme-t-elle sans entrer dans les détails sur ses bénéfices. Et de préciser que sa clientèle n’est pas composée que de femmes, des chefs de famille passent après le travail pour en emporter à la maison.
DELTA
CENTRAL DU FLEUVE NIGER- À la direction régionale de la pêche de Ségou, Moussa
Koumaré explique que l’espèce vient en majorité du delta central du fleuve
Niger dans la Région de Mopti. «Ils se reproduisent dans cette zone pendant les
hautes eaux lorsque toutes les plaines sont inondées et la végétation
abondante», explique ce spécialiste. Précisant que «ces alevins apparaissent
d’abord dans la zone de Mopti, ensuite avec le retrait des eaux, quand les eaux
baissent, ils migrent pour rejoindre les plans d’eaux stables des fleuves.»
Moussa Koumaré estime que dans certaines zones (Markala et Macina), la production peut culminer entre 15 à 18 tonnes par jour et peut se poursuive jusqu’en janvier. Et à Bekaye Tangara, le chef de service suivi statistique à la direction nationale de la pèche d’expliquer que les fretins représentent 1 à 2% de la production nationale de poisson. Selon lui, il y a des années où la production peut atteindre jusqu’à 2.000 tonnes. Par ailleurs, pour cette année, il estime que les prises cumulées pourraient atteindre les 2.000 tonnes, c’est-à-dire 2% de la production nationale.
Aminata DIARRA
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