#Mali : Université de Sikasso : Bientôt la phase d’opérationnalisationle : Des participants à la rencontre

C’est désormais officiel, les cours de l’Université de Sikasso démarreront en janvier 2024 avec l’Institut universitaire de développement rural (IUDR). Pour un début, 200 étudiants seront inscrits. Et les filières prévues sont notamment le génie rural, le machinisme agricole, la construction métallique et la transformation agroalimentaire.

Publié jeudi 04 janvier 2024 à 08:02
#Mali : Université de Sikasso : Bientôt la phase  d’opérationnalisationle : Des participants à la rencontre

Des participants à la rencontre

 

L’information a été donnée, jeudi dernier au gouvernorat de Sikasso, par le coordinateur de l’opérationnalisation de l’Université de Sikasso, Badiè Diourté, lors du lancement des activités de l’IUDR. C’était en présence du gouverneur de la 3è région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, des chefs de services régionaux et d’un beau parterre d’enseignants. Le maire de la Commune urbaine de Sikasso, Kalifa Sanogo, a souhaité la bienvenue aux participants avant de se réjouir du démarrage des cours de l’Université de la cité du Kénédougou.

«Aujourd’hui est un grand jour pour la population de Sikasso. On attendait cette université avec impatience. Cela nous enlèvera une grosse épine du pied», a-t-il indiqué. De son côté, le président du conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba, a affirmé qu’après Bamako, Sikasso est la région qui enregistre le plus grand nombre d’admis au Baccalauréat. Ces bacheliers rencontrent d’énormes difficultés à Bamako et à Ségou en termes de logement, de transport et d’adaptation socioculturelle. «Les conséquences qui en résultent sont notamment la déperdition, les dérives sociales, l’abandon pur et simple après l’admission au baccalauréat», a-déclaré Yaya Bamba. Et de poursuivre que l’Université de Sikasso est une réponse à des préoccupations multiples de la région.

En outre, il dira que le domaine, la mention et les spécialités/filières de formation de l’UIDR sont en parfaite cohérence avec les orientations stratégiques de développement définies dans le Plan stratégique de développement régional (PSDR). «Les spécialités prévues contribueront à valoriser les filières agricoles, un chantier dans lequel le conseil régional déploie, depuis des décennies, d’immenses efforts», a-t-il fait savoir. Pour sa part, Badiè Diourté est revenu sur les procédures par lesquelles sa commission est passée de 2018 à nos jours. Et l’universitaire de souligner l’engagement du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Boureima Kansaye, à réaliser l’Université de Sikasso.

Selon lui, l’ouverture de cette université se fera progressivement. Après le démarrage des cours des filières agropastorales, si tout va bien, d’autres filières seront ouvertes dans les années à venir. Auparavant, la cheffe de l’exécutif régional s’était réjouie de la bonne nouvelle. Elle a salué les efforts consentis par les gouverneurs précédents ainsi que l’ensemble des autorités régionales pour la réalisation de cette université.

Et d’affirmer que deux missions sont à pied d’œuvre pour la recherche du site devant servir de salle pour dispenser les cours en 2024 et élaborer la maquette de l’Université. Mme Kanté Marie Claire Dembélé a apprécié le choix porté sur les filières agropastorales, car Sikasso est la zone la plus adaptée pour cela. Et Mme le gouverneur de saisir aussi l’opportunité pour remercier les autorités de la Transition pour la bonne initiative et le maire de Gongasso pour avoir octroyé une parcelle de 400 ha devant servir de site pour la construction de l’université.

Les questions des participants ont porté sur le sort des enseignants détenteurs de masters qui enseignent dans les établissements d’enseignement secondaires de Sikasso, le lieu où les cours seront dispensés, la prise en compte de la filière journalisme et communication…


Amap-Sikasso

Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso

Lire aussi : INSP: Des résultats appréciables en 2025

Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..

Lire aussi : VIH-Sida : Sous le poids de la discrimination et de la stigmatisation

Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.

Lire aussi : École publique du Quartier/Mali: Des anciens élèves offrent des vivres à leurs enseignants

Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.

Lire aussi : Chambre des mines : Vers un nouveau cadre organisationnel

Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..

Lire aussi : Complexe numérique de Bamako : Des difficultés persistantes

Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.

Lire aussi : Ramadan : Faible engouement pour les jus industriels

Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.

Les articles de l'auteur

Sikasso : Les grottes de Missirikoro, entre légende et mystères

La Région de Sikasso regorge de nombreux sites historiques parmi lesquels les grottes de Missirikoro. Un endroit à découvrir à tout prix.

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mercredi 11 mars 2026 à 08:37

Souleymane Traoré alias Néba Solo : Le balafon, c’est aussi une identité sénoufo

Instrument emblématique, le balafon est depuis très longtemps admiré par les Maliens. Cet instrument de percussion était utilisé par les griots dans un premier temps avant d’être joué par toutes les catégories sociales. Il joue un rôle crucial dans la refondation de notre pays. Dans les lignes qui suivent, l’enfant de Nébadougou dans le Kénédougou, Souleymane Traoré alias Néba Solo, livre sa perception du balafon en milieu senoufo.

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mercredi 25 février 2026 à 08:30

Nuit du citoyen à Sikasso : 12 citoyens distingués pour leur engagement

La salle de conférence du gouvernorat de Sikasso a abrité, mardi dernier, la 2è édition de la «Nuit du citoyen». La rencontre était présidée par la gouverneure de la région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé..

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié lundi 23 février 2026 à 08:38

Sikasso : Le festival international nangnerki, un véritable espace de brassage culturel

Le stade Babemba Traoré de Sikasso vibre depuis le 10 février, et ce durant une semaine, au rythme du festival Nangnerki. Le «Nangnerki» est une appellation vernaculaire senoufo du spécimen de l’arbre dans lequel sont taillés les lames du balafon. L’évènement constitue un espace de rencontre de plusieurs ethnies du Mali et d’ailleurs..

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mercredi 18 février 2026 à 08:38

Sitafa Berthé : «Les semences locales de pomme de terre sont de bonne qualité»

La saison froide est propice pour la culture de la pomme de terre. En cette période de semis ou encore de plantations de semences de la pomme de terre, Sitafa Berthé, président de la Coopérative des producteurs de semence de la pomme de terre (Faso shi) de Sikasso, mais aussi de la Confédération nationale des producteurs de pomme terre du Mali, met en valeur les semences locales.

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mardi 13 janvier 2026 à 09:46

Tribunal de grande instance de Sikasso : La chambre criminelle tient sa 1ère session

La 1ère session de la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Sikasso qui a démarré, lundi dernier, se poursuivra jusqu’à vendredi prochain. La session jugera cinq dossiers à savoir un cas de meurtre et quatre cas d’atteinte sexuel (viols et pédophilies)..

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mercredi 17 décembre 2025 à 11:18

Sikasso : Réformes politiques, institutionnelles et électorales au cœur d’une rencontre

-.

Par Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso


Publié mardi 09 décembre 2025 à 09:03

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner