#Mali : PDCVH-Mali : Les acteurs réfléchissent à une formulation efficace

L’atelier de formulation du Projet de développement des chaines de valeurs de l’horticulture au Mali (PDCVH-Mali) se tient depuis hier à l’hôtel Diamcis de Banankoro, Commune rurale de Sanankoroba.

Publié jeudi 28 mars 2024 à 07:38
#Mali : PDCVH-Mali : Les acteurs réfléchissent à une formulation efficace


L’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Oumar Tamboura. C’était en présence du coordonnateur de la préparation du PDCVH-Mali, Fodé Konaté et des membres du Comité de pilotage.

L’objectif de cet atelier est d’assurer une préparation participative et inclusive du PDCVH-Mali. Ainsi, la rencontre donnera aux parties prenantes l’opportunité de partager leurs perspectives quant aux choix des objectifs, de la stratégie d’intervention, de la zone d’intervention, du groupe cible et des arrangements institutionnels pour la mise en œuvre efficiente et efficace du projet. «On entend par horticulture tout ce qui est fruits et légumes.


Nous sommes en retraite ici pour quatre jours pour formuler une nouvelle opération issue des anciens résultats réussis du projet de compétitivité et diversification agricole, donner à la formulation tout le caractère participatif et inclusif», a détaillé Fodé Konaté. Selon le coordonnateur de la préparation du PDCVH-Mali, la rencontre permettra d’analyser tous ces aspects liés à la mise place du Projet de développement horticole qui ouvrira la voie à l’industrie horticole au Mali.

«L’horticulture est une activité importante au Mali, parce qu’elle occupe plus de 76% de la population. Elle est pratiquée au niveau rural et urbain. D’ailleurs, c’est dans la zone périurbaine que ça se développe très bien parce qu’il y a un marché à côté. Elle permet non seulement d’améliorer la situation nutritionnelle et alimentaire des populations, mais de créer aussi de l’emploi», a fait savoir Fodé Konaté.

Notre pays dispose de plusieurs potentialités pour le développement de l’agriculture en général et de l’horticulture en particulier. Plus de 2,2 millions d’hectares de terres sont potentiellement irrigables par les eaux de surface dont plus de 1,8 million d’hectares dans le bassin du fleuve Niger, sur lesquelles à peine 300.000 ha sont actuellement irrigués, a indiqué le secrétaire général.  Selon Oumar Tamboura, le pays dispose d’importantes quantités d’eaux souterraines sur la presque totalité du territoire, offrant des opportunités de production agricole tout au long de l’année.

Le représentant du ministre de l’Agriculture a estimé que cette largesse de la nature est accompagnée par l’existence d’une main-d’œuvre nombreuse, disposée à s’investir pendant la période de contre saison. «La demande intérieure croissante des produits maraîchers et la position de plaque tournante du Mali en Afrique de l’Ouest offrent un marché sûr à nos produits qui seront certes plus compétitifs que leurs concurrents venant actuellement de certains pays», a-t-il relevé.

Nonobstant ces opportunités, a déploré le secrétaire général, le Mali demeure un pays importateur net de produits horticoles. Cela peut s’expliquer, selon lui, par les faiblesses inhérentes à notre système de production agricole, caractérisé par le faible niveau des rendements des cultures, du niveau d’équipement des acteurs, de la qualité des sols. S’y ajoutent les effets du changement climatique et la résistance à l’innovation technique et technologique.

Oumar Tamboura a exhorté les participants à prendre en compte les principes qui guident l’action publique du gouvernement, mais aussi le contexte géopolitique actuel et quelques orientations pour la formulation efficace de ce projet. Il s’agit notamment du ciblage des produits horticoles à fort potentiel dans le pays, tels que la mangue, la papaye, la pomme de terre, les oignons, de façon intégrée.

Babba COULIBALY

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