Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avec nos confrères lors de l’enregistrent de l’émission
La Politique nationale dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, la gouvernance des institutions d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, les effectifs pléthoriques, les violences en milieu universitaire, l’amélioration de la qualité de l’enseignement, l’adaptation des filières de formation aux offres d’emplois, les réformes et les perspectives, ont été les sujets abordés par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye. C’était lors de son passage dans l’émission Mali kura taasira 2 de l’ORTM, la semaine dernière.
À l’entame de ses propos, le ministre Kansaye
a indiqué vouloir mettre en place un enseignement supérieur et une recherche
scientifique ouverts sur le monde et au service du développement économique et
social. Selon lui, cela passe par l’augmentation du nombre et de la qualité des
enseignants-chercheurs, par l’amélioration de la gouvernance des institutions
d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, mais aussi par
l’adaptation des filières de formation aux offres d’emplois, ainsi que la mise
en place d’une recherche scientifique et innovation technologique dynamiques.
Sans oublier l’apaisement du climat social au niveau de l’enseignement supérieur.
Sur la question de la pléthore d’étudiants
dans les universités, Pr Bouréma Kansaye a révélé que pour l’année
universitaire 2021-2022, plus de 147.000 étudiants ont été enregistrés. «Dans
l’ensemble, quand on prend notre système, nous avons 3.070
enseignants-chercheurs. Un nombre insuffisant compte tenu des besoins du pays,
en termes d’enseignement et de recherche. Certains pensent même, en tout cas
des études sont en cours, que nous avons un déficit de 2.500 à 4.000
enseignants-chercheurs.
Donc, c’est tout cela qui fait qu’on a
l’impression qu’on a trop d’étudiants et que rien ne marche à cause de ce flux
important», a expliqué l’universitaire. Il a cité le cas de la Faculté des
sciences économiques et de gestion (Fseg) qui, avec une capacité d’accueil de
6.000 étudiants, se retrouve actuellement avec 50.000 étudiants pour 120
enseignants.
Afin de faire face à ces problèmes, des
efforts importants ont été faits. En attestent la construction du campus
universitaire de Kabala, le projet des nouveaux locaux de l’École normale supérieure
(Ensup) à Kabala, le chantier de l’amphithéâtre de l’Université de Ségou, le
chantier des nouveaux locaux à l’Institut polytechnique rural (IPR) de
Katibougou, à l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako, à
l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako.
Toujours au chapitre des solutions, Pr Bouréma Kansaye a rappelé qu’un Forum national a été organisé en 2018 sur les violences dans l’espace scolaire et universitaire et dont les recommandations sont en train d’être mises en œuvre depuis 2020 en tenant compte de deux aspects : la répression et la sensibilisation. «Les étudiants violents sont visés par des poursuites pénales et par les conseils de discipline des institutions d’enseignement supérieur. Il y a aussi la sensibilisation qui sera faite avec l’implication des étudiants, des professeurs et des responsables administratifs », a expliqué le ministre Bouréma Kansaye.
FORMATION PROFESSIONNELLE- Sur la qualité de
l’enseignement facteur de l’employabilité des étudiants, le ministre de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a précisé que des démarches
ont été entreprises avec le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) pour la
signature de conventions avec les universités dans la construction des parcours
et des offres de formation qui permettront aux étudiants d’être employés dès
leur sortie.
Il a également souligné la promotion de la
science depuis les petites classes, car dira-t-il, l’économie est en train de
s’orienter de plus en plus vers les secteurs de la science. «Ce qui nous
permettra d’inverser la tendance et de faire en sorte que ceux qui viennent se
former à l’université puissent être employés par d’autres ou créer de l’emploi
eux-mêmes», a-t-il expliqué.
S’agissant de l’adéquation des filières de formation
aux offres d’emplois, le ministre indiquera que de plus en plus les universités,
les grandes écoles et instituts de notre pays sont en train de construire des
filières qui professionnalisent et font en sorte que les entreprises qui
emploient soient impliquées dans la détermination des modules enseignés.
Par ailleurs, Pr Bouréma Kansaye a déclaré que
chaque année, des bourses sont proposées par des pays amis. Par exemple la
Russie, en 2023, a offert à notre pays 290 bourses dont la répartition a été
confiée à la direction générale de l’enseignement supérieur qui élabore avec la
tutelle les critères de sélection des étudiants. «Cette année, nous avons 800
personnes qui ont fait l’objet de sélection pour aller étudier à l’étranger»,
a-t-il souligné, avant d’ajouter que l’état fait des efforts colossaux pour les
allocations financières des étudiants qui s’élèvent cette année à plus de 13
milliards de Fcfa. «Les trois dernières années, l’état a déboursé plus de 50
milliards dans des aides destinées aux étudiants», a révélé le ministre
Kansaye.
La création des universités dans les régions
avec l’opérationnalisation de celles de Sikasso, Tombouctou et Gao,
l’adaptation de la gouvernance des institutions de l’enseignement supérieur par
la relecture de certains textes majeurs, l’instauration d’un pôle scientifique
et technologique par la création d’un centre d’intelligence artificielle et de
robotique (Ciar-Mali) sont, entre autres, réformes majeures citées par le
ministre Kansaye.
Dans le domaine de la recherche scientifique,
il soulignera que des vérifications sont en train d’être faites par rapport à
l’efficacité du vaccin produit par nos chercheurs contre le paludisme. Selon
lui, la relève du Pr Ogobara Doumbo est assurée par de jeunes et brillants
chercheurs qui l’entouraient.
Le ministre Kansaye a annoncé son intention d’organiser des états généraux dont la dernière édition date de 1989. Ce qui permettra de diagnostiquer les maux de l’enseignement supérieur de manière approfondie avec tous les acteurs du domaine et faire des propositions qui permettront de le rénover.
Tamba CAMARA
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