Alhamdou Ag Ilyène, ministre chargé de l’Économie numérique
Pendant
cette rencontre, il s’agissait de proposer un document de politique adaptée à
l’environnement actuel des technologies de l’information et de la communication
(Tic), prenant en compte les impacts des différentes crises (sanitaire,
politique et sécuritaire) aux fins d’avoir un écosystème collégial répondant à
l’accès universel et aux normes internationales pour une économie numérique
inclusive dans notre pays.
La nouvelle vision devra favoriser l’innovation, la
connectivité, la cyber sécurité, la promotion des villes intelligentes, la
stratégie de gestion harmonieuse des données, l’amplification de la
digitalisation des services publics. Mais également la création d’emplois et de
richesses, ainsi qu’un environnement
propice à l’émergence des start-ups, la modernisation de l’administration et la
prospérité économique durable. «Il est important que l’État ait une vision et
une stratégie bien définies avec des objectifs raisonnables et réalisables.
C’est
en cela que les structures centrales sont commises pour être dépositaires de
cette vision et de cette politique dans le secteur concerné. C’est à cet
exercice que nous sommes conviés ce matin pour que nous puissions définir la
vision globale, pour qu’il puisse avoir une politique de développement
harmonieux de l’économie numérique pour les dix prochaines années», a expliqué
le directeur national de l’économie numérique.
«Le précédent document qui est
en cours mentionne qu’il n’existe pas aujourd’hui un cadre cohérent de mise en
œuvre des initiatives Tic», a précisé Abdel Kader Ky. Partant
du constat que notre Politique nationale de développement n’est pas connue du
grand public, le ministre a indiqué quelques grandes lignes à suivre au cours des
travaux : «Il s’agit d’insister sur les avantages et inconvénients du
numérique, d’impliquer tous les acteurs à tous les niveaux et mettre un accent
particulier sur la formation des ressources humaines», a-t-il énuméré.
Selon le
ministre Alhamdou Ag Ilyène, ce lancement est un tournant décisif et
stratégique dans le secteur du numérique permettant d’engager de façon
inclusive des réformes systémiques avec l’ensemble des parties prenantes. Cela
en vue d’harmoniser les visions et objectifs dans le cadre de la transformation
digitale de notre état. Toute chose qui contribuera à la croissance de notre
économie à travers le numérique avec un impact certain sur la vie de nos
populations et notre administration en termes de performance et de
transparence.
Pour
la circonstance, il a fait un bref bilan du document de Politique nationale de
développement de l’économie numérique adopté en mai 2015 avec son plan
d’actions sur la période 2015-2020 appelé «Mali numérique 202». Une politique
qui a révélé des insuffisances dans sa mise en œuvre. Selon Alhamdou Ag Ilyène,
l’évaluation de ce document de politique a fait ressortir un taux d’exécution
27,30% avec un taux de mobilisation des ressources de 24,24%. Surtout, elle n’a
pas été suffisamment diffusée auprès des acteurs du secteur pour sa mise en
œuvre.
D’où la nécessité de corriger ces insuffisances en tenant compte des résultats des études. «L’élaboration et la mise en œuvre d’actions 2024-2028 seront arrimées, d’une part, au Programme d’action du gouvernement, et d’autre part, au Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (Credd) à travers son axe stratégique n°3», a expliqué le ministre. Pour lui, la priorité dans le domaine du numérique pour notre pays consiste en la préservation des potentialités de création et de recherche dans un écosystème sain pour une forte croissance économique.
Babba COULIBALY
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