Accompagnée du directeur général des douanes
du Mali, l’inspecteur général Amadou Konaté et ses proches collaborateurs, elle
a rendu une visite de courtoisie au ministère de l’Économie et des Finances où
elle a été reçue par le secrétaire général Abdoulaye Traoré. Avant de se rendre
à la direction générale des douanes du Mali sise à Samanko pour une séance de
travail.
Le Niger est actuellement sous embargo. La délégation
nigériennes est venue s’inspirer de l’expérience des douanes maliennes face aux
sanctions de la Cédeao et de l’Uémoa afin de faire face à ces sanctions similaires
prises contre ce pays frère. «Le Mali est avant tout un pays frère avec lequel
nous partageons beaucoup de réalité. Notre pays vit des sanctions injustes et
inhumaines. Cette situation impacte fortement les performances de notre
administration.
De mémoire, nous savons que le Mali a connu des situations
identiques, un embargo sévère que le nôtre et le peuple malien est resté débout
comme un seul homme et a pu être assez résilient avant de relever le défi», a
indiqué le directeur général adjoint des douanes du Niger.
Une résilience que
le colonel Balla Moustapha a illustré par les performances assez signifiantes réalisées
par l’administration des douanes du Mali pendant cette période. Selon lui, les objectifs des recettes ont été
atteints et même dépassés au-delà de ce qui a été fait avant l’embargo. Toute
chose qui a, selon lui, témoigné de la détermination des responsables de
l’administration douanières du Mali.
Situant la rencontre dans son contexte,
l’inspecteur général Amadou Konaté a rappelé que les directeurs généraux du
Mali, du Niger et du Burkina Faso, avaient lancé à Bamako, l’interconnexion du
système douanier dont la phase pilote a été évaluée à Ouagadougou. «Au fait,
nous sommes en train de traduire dans la réalité douanière, nos pratiques de
tous les jours, les orientations des autorités des trois pays qui sont dans une
alliance.
Nous avons les mêmes réalités, nous appliquons les mêmes procédures»,
a expliqué le directeur général des douanes du Mali. Amadou Konaté a estimé
qu’il est essentiel pour les administrations douanières de ces trois pays
d’harmoniser leurs procédures, d’échanger les bonnes pratiques de part et
d’autre.
À cet égard, l’inspecteur général a assuré de la disponibilité des douanes maliennes à partager ses expériences avec leurs homologues du Niger, tous les ajustements, les corrections. Cela afin que les douanes nigériennes ne puissent pas trébucher là où celles du Mali ont trébuché.
Babba COULIBALY
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