Cette
conservation est à mettre à l’actif des
maçons traditionnels regroupés en corporation le barey ton dont l’origine
remonterait aux XVème siècle. La réputation des maçons de Djenné a dépassé les
frontières de la région de Mopti en particulier et du Mali en général, en
témoignent les réalisations de maisons et les mosquées à travers le Mali et
dans nos pays voisins comme le Burkina Faso.
Chaque
famille de maçons a sa famille correspondante pour laquelle elle assure le
maintien de la maison. C’est le maçon de famille qui accompagne les maçons de
la famille dans leur dernière en creusant la tombe.
Le
barey ton est le gage de la pérennité des valeurs sociales et de l’architecture
de terre de la ville. Son existence a permis d’assurer l’entretien annuel
nécessaire au maintien des édifices publics et privés. L’entretien annuel de la
mosquée de Djenné est assuré grâce à l’appui technique des barey ton et le
soutien de la population.
Rendu
nécessaire par le caractère éphémère de son architecture de terre, depuis
plusieurs générations déjà, les populations de Djenné ont fait du crépissage
annuel de leur mosquée l’évènement majeur du calendrier des festivités de la
ville. Il donne lieu à une grande mobilisation populaire. La participation à
cet entretien à titre bénévole est devenue presque un rituel. Ce grand
rassemblement à caractère fédérateur est l’occasion pour les populations de
tester la cohésion sociale dans la ville et autour de ce monument, le plus
grand ouvrage en terre au monde.
Le
jour même du crépissage, dès 6 heures, les travaux sont exécutés sous la
direction des maçons, aidés par la communauté entière. Une majorité est chargée
de l’application de l’enduit alors que d’autres les anciens supervisent les travaux et s’assurent de la
bonne application des consignes. La cérémonie est clôturée par une grande
prière et des bénédictions sur l’esplanade de la mosquée.
Source : Mission culturelle de Djenné
Rédaction Lessor
L’humoriste Souleymane Keïta, plus connu du grand public sous le nom de « Kanté », a été élevé ce vendredi 13 mars 2026 au grade de chevalier du Mérite des Arts et de la Culture..
La 9è édition du Festival Ali Farka Touré se tiendra du 23 au 29 mars prochain à Lafiabougou, en Commune IV du District de Bamako sous le thème : «Ali, 20 ans d’héritage». L’information a été donnée, samedi dernier, lors d’une conférence de presse animée par le président de la Fo.
Désigné parrain des activités culturelles du mois de mars dans le cadre de l’Année de l’éducation et de la culture, Magma Gabriel Konaté, président de la Commission éducation et communication du CNT, en était le principal conférencier.
Dans plusieurs villages du site des Falaises de Bandiagara, les efforts de reconstruction commencent à porter fruits. À ce jour, 170 maisons ont été reconstruites, 9 Togunas réhabilités, 90 greniers mâles et 82 greniers femelles rebâtis, auxquels s’ajoutent 3 maisons destinées aux femmes.
Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a créé le Comité préparatoire de l'Année de l'Éducation et de la Culture 2026-2027. Le décret annonçant la création de cet organe d'une vingtaine de membres a été rendu public ce mercredi 4 mars 2026..
Le «Niôgo» est un ensemble instrumental traditionnel de musique de la communauté Minianka. C’est une forme de percussion qui accompagne toutes les cérémonies au village, notamment les mariages, retrouvailles de jeunes, fêtes traditionnelles et rencontres communautaires et culturelles..