La cérémonie de lancement a été présidée par le représentant
du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Brahima
Coulibaly en présence du directeur exécutif de l’Institut malien de recherche-action
pour la paix (Imrap), Alassane Niambélé et d’autres acteurs concernés.
Ledit projet a pour objectif de contribuer à la prévention
des conflits violents et à l’amélioration de la cohésion sociale pour une
meilleure gestion des ressources naturelles ou d’autres facteurs de risque de
conflits dans les régions frontalières Mali-Burkina Faso.
Pour la représentante pays d’Interpeace au Mali, ce projet
vise à briser les barrières à la frontière Mali-Burkina Faso. Selon Kadiatou
Keita, c’est le bornage qui a occasionné les incompréhensions entre les
populations.
Ces dernières estiment que cette opération a créé des
mutations de droits sur les espaces et les ressources naturelles jadis
contrôlés par elles. «La détérioration rapide de la situation sécuritaire dans
la région Sahel souligne l’urgence et la nécessité d’un dialogue soutenu entre
les différentes communautés mais aussi le gouvernement, les autorités locales
et certaines minorités culturelles», a expliqué Kadiatou Keita.
Le directeur exécutif de l’Imrap soutiendra que son
organisation et Interpeace Mali-Burkina Faso ont entrepris une recherche
participative de janvier 2020 à décembre 2021 à la frontière Mali-Burkina Faso
dans le but de déterminer les obstacles liés à la détérioration des relations
fraternelles ainsi que les opportunités de cohésion sociale entre peuples.
Pour le directeur exécutif de l’Institut, cette
détérioration serait due à la mauvaise gestion des ressources naturelles
entrainant ainsi des incompréhensions. C’est à cet effet que l’Imrap et son
partenaire Interpeace ont donné l’occasion aux communautés de s’assoir et de
discuter afin d’aboutir à des recommandations pertinentes.
Pour la directrice de la KFW, Silvia Paschke, les conflits
communautaires et transfrontaliers constituent un goulot d’étranglement pour la
cohésion sociale et un frein au développement économique dans les localités
frontalières. Mais lorsque les
communautés sont impliquées dans la recherche de ces causes, elles sont aptes à
proposer des solutions pour favoriser la cohésion, a-t-elle affirmé.
Brahima Coulibaly trouve que le lancement de ce rapport ouvre donc une nouvelle ère pour la coopération transfrontalière entre le Mali et le Burkina Faso. «Nous sommes convaincus que la mise en œuvre des recommandations qu’ils préconisent permettra de renforcer la paix, la concorde et la cohésion sociale dans les communes d’intervention du projet», a-t-il ajouté.
Anta Cissé
Rédaction Lessor
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