Le dromadaire : Un animal au service de la résilience humaine en milieu sahélien

Le dromadaire (Camelus dromedarius) occupe une place très importante en Afrique, au Moyen-Orient et dans le subcontinent indien. L’effectif mondial, selon l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) (2009), est estimé à plus de 24 millions de têtes, dont 80% se trouve en Afrique.

Publié jeudi 02 février 2023 à 07:03
Le dromadaire : Un animal au service de la résilience humaine en milieu sahélien

Il est considéré comme l’animal du nomade pour le transport, la traction et le sport


Les pays de la Corne de l’Afrique (Somalie, Soudan, éthiopie, Kenya, Djibouti) abritent environ 60% du cheptel camelin mondial. Le dromadaire est répertorié dans 35 pays, du Sénégal à l’Inde, du Kenya à la Turquie.

L’aire de distribution du dromadaire est associée aux caractéristiques climatiques, compte tenu de l’adaptabilité remarquable de cette espèce aux conditions d’aridité. Cette distribution découle aussi d’un facteur social d’importance : le dromadaire est d’abord l’animal du nomade. Il est célébré comme tel par le Coran même si son utilisation par les Bédouins de l’Arabie est antérieure à l’Islam.

Cependant, dans son extension à la faveur de l’expansion de l’Islam, le dromadaire du nomade a rencontré le cultivateur méditerranéen ou oasien, et s’est sédentarisé. Il est remarquable que l’aire de répartition du dromadaire recouvre celle des populations pastorales nomades ou transhumantes qui, au cours de leur histoire, l’ont adopté comme auxiliaire incontournable dans la mise en valeur des zones arides. Il existe une très faible connaissance du dromadaire, animal des zones pauvres !

Le dromadaire est particulièrement adapté aux régions arides et semi-arides. Il tolère fortement les températures très élevées, les hautes radiations solaires et la sécheresse. Il est adapté aux terrains sableux où pousse une végétation très pauvre. Il valorise les fourrages non- utilisés par les autres espèces animales et produit une viande de haute qualité (moins de graisse, faible taux de cholestérol et un taux relativement élevé en acides gras polyinsaturés comparé à la viande de bœuf). En plus de la viande, le dromadaire produit du lait et de la laine. Il est considéré comme l’animal du nomade pour le transport, la traction et le sport (Faye, 1997).

L’élevage des dromadaires est en effet associé aux populations occupant les zones arides et semi-arides du pays (soit plus de 2/3 du pays). Au regard des évolutions perçues depuis deux ou trois décennies, les dromadaires ont commencé à susciter un regain d’intérêt et une attention particulière dans les sociétés pastorales, grâce à leurs remarquables capacités d’adaptation face aux rudes effets des changements climatiques. Ils valorisent mieux que les bovins les environnements difficiles (parcours pauvres, rareté des points d’eau, etc). Les populations de dromadaires par leur rusticité et la variabilité de leurs performances sont encore des richesses pour l’humanité. Sa résilience en plus.

Iedafrique

Rédaction Lessor

Lire aussi : BCEAO : L’inflation remonte, les taux restent sous contrôle

À Dakar, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a choisi de ne pas toucher à ses taux directeurs, malgré une inflation qui accélère dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Entre flambée des coûts du transport, hausse des produits alimentair.

Lire aussi : Financement du développement : La BAD incite à transformer nos richesses en investissements productifs

Alors que l’économie malienne renoue avec la croissance, la Banque africaine de développement appelle à une mobilisation accrue des ressources nationales et privées pour accélérer la transformation économique du pays.

Lire aussi : Fruits locaux et exotiques : Lesquels pèsent dans la balance économique du Mali ?

Dans les marchés de Bamako comme dans les zones de production de Sikasso, Koulikoro ou Kayes, les fruits racontent une partie de l’économie rurale malienne. Mangues, bananes, oranges, papayes, dattes ou encore anacardes alimentent les ménages, mais représentent aussi une source importante de r.

Lire aussi : Gestion d’entreprise : Le PAPSE renforce les capacités de plus de 20 partenaires

Le projet vise à renforcer la participation socio-économique des personnes déplacées internes, des réfugiés et des communautés hôtes vulnérables, notamment à travers la formation professionnelle et l’appui à l’entrepreneuriat.

Lire aussi : Cordonniers d’amulettes : Entre risques, croyances et gagne-pain

Les artisans dédiés à cette tâche sont confrontés à des exigences souvent contraignantes dans l’exercice de leur profession. Pourtant, ils font partie intégrante de l’univers des métiers qui sont régulièrement sollicités.

Lire aussi : Vente de poissons à la place de Sélingué : Un heritage, plutot qu’une vocation

Affairées autour de leur commerce, des braves dames attirent la clientèle qui passe à motos, dans des véhicules ou à pied en leur proposant leurs produits; à savoir du poisson local frais toutes espèces confondues et tout format. Ce commerce, depuis belle lurette, est florissant et occupe une.

Les articles de l'auteur

Communique du conseil des ministres du vendredi 11 septembre 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 11 septembre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat..

Par Rédaction Lessor


Publié vendredi 11 septembre 2026 à 22:01

Distinctions honorifiques : Le mérite au cœur de la reconnaissance nationale

Le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Yaya Gologo, a présidé hier, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), un atelier d’échanges à l’intention du personnel de l’encadrement supérieur sur les distinctions honorifiques. La rencontre était organisée par son département, en collaboration avec la Grande Chancellerie des Ordres nationaux..

Par Rédaction Lessor


Publié vendredi 11 septembre 2026 à 09:29

Musique : La Foire aux disques le 24 septembre

À travers cette initiative, l’UAAPREM entend contribuer à la promotion de la musique malienne et analyser l’évolution de ses supports de consommation.

Par Rédaction Lessor


Publié vendredi 11 septembre 2026 à 09:08

Traite des personnes : Le mirage de l’emploi

Tout ce qui brille n’est pas de l’or. Certaines victimes sont attirées dans le piège des fausses offres d’emploi. Elles ont été exploitées et séquestrées par des ravisseurs, mais surtout contraintes au paiement d’une importante somme d’argent pour obtenir leur libération.

Par Rédaction Lessor


Publié vendredi 11 septembre 2026 à 09:02

Logement social : Le MUHDATP renforce le dialogue avec la CONASCOH-Mali

Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a reçu, ce mardi 8 septembre 2026, une délégation de la Confédération nationale des sociétés coopératives d’habitat du Mali (CONASCOH-Mali), conduite par son président, Moussa Koné..

Par Rédaction Lessor


Publié jeudi 10 septembre 2026 à 09:19

Salons de coiffure et maquillage : La période de vaches maigres

Les salons de coiffure et de maquillage courent les rues à Bamako. Tous ou presque sont sollicités par les belles de la capitale qui y ont recours lors de certaines cérémonies sociales (mariages et baptêmes) et autres anniversaires pour mettre plus en relief leur beauté et leur charme..

Par Rédaction Lessor


Publié jeudi 10 septembre 2026 à 09:09

Cordonniers d’amulettes : Entre risques, croyances et gagne-pain

Les artisans dédiés à cette tâche sont confrontés à des exigences souvent contraignantes dans l’exercice de leur profession. Pourtant, ils font partie intégrante de l’univers des métiers qui sont régulièrement sollicités.

Par Rédaction Lessor


Publié jeudi 10 septembre 2026 à 09:06

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner