Le
secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Boubacar Sidiki Diarrah, a présidé la
cérémonie d’ouverture en présence du président de la Maison de la presse,
Bandiougou Danté. Ces journées d’échanges sont soutenues par la Coopération
canadienne.
La thématique de cette édition a été choisie pour mettre un accent
particulier sur le lien indissociable entre les acteurs de la justice et les
hommes de médias dans la lutte contre la corruption. Car les investigations
menées par la presse en la matière peuvent constituer pour la justice de
déterminantes sources.
En effet, l’histoire des grands
procès en matière de délinquance économique et financière nous enseigne le rôle
prémonitoire de la presse dans le déclenchement de la procédure ainsi que son
influence sur la conduite des investigations. Cela, aussi bien au niveau de la
phase d’enquête préliminaire, de l’instruction judiciaire, qu’au niveau du
jugement.Pour le président de la Maison de la presse, ces journées sont
devenues une tradition entre la presse et le département de la Justice afin de
contribuer au développement de notre pays.
Le thème de cette rencontre, pour
Bandiougou Danté, est important surtout
pour les jeunes journalistes dans l’accomplissement de leur tâche quotidienne.
« Nous remercions le ministère de la Justice pour avoir fait confiance à
la Maison de la presse conformément à la vision des plus hautes autorités»,
a-t-il salué.
Le secrétaire général du ministère de la Justice relèvera que le rôle
de la presse dans nos états est encore plus important pour la simple raison que
l’insuffisance des moyens techniques et technologiques joue négativement sur la
qualité des investigations menées par les unités d’enquête. Sur ce point, il convient de mettre en
exergue la mission de veille et d’éveil de conscience de la presse face à la déperdition des valeurs
sociales et aux déviances sociétales, notamment en ce qui concerne l’affirmation du caractère sacré
du bien public. Pour Boubacar Sidiki Diarrah, ce rôle de conscientisation des
citoyens face au phénomène renvoie à la dimension communication qu’il est
nécessaire d’intégrer dans les stratégies de lutte contre la corruption.
Egalement, a-t-il ajouté, il convient de mettre un accent particulier sur la stricte observance des règles d’éthique et de déontologie qui régissent les professionnels de médias. Précisément dans le but d’éviter la désinformation organisée pour des raisons subjectives et l’utilisation des moyens frauduleux à des fins mercantiles.
Oumar DIAKITE
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