La
Journée mondiale de la Poste a été célébrée hier dans notre pays autour du
thème : «Secteur postal malien : défis et perspectives». Elle a été une
occasion pour les acteurs nationaux de réaffirmer leur attachement à la vision
et aux valeurs de l’Union postale universelle.
Les
échanges ont également porté sur les défis auxquels est confronté le secteur
postal malien. En effet, la tendance générale vers la libéralisation a ouvert
le marché des services postaux à la concurrence. Et dans notre pays, le marché
des services postaux actuel comprend, en plus de l’opérateur public (la Poste),
des acteurs formels et non formels (coursiers internationaux, sociétés de
transit, sociétés d’envois express, banques, sociétés de transport de
voyageurs).
«Le
gouvernement travaille à la définition d’une
nouvelle politique de développement du secteur postal malien», a annoncé
Mamadou Dabo, conseiller technique au ministère de la Communication, de
l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration. Selon le
représentant du ministre Toureh, cette politique qui s’inspire de l’évolution
actuelle du monde postal et de l’activité, plonge ses racines dans les axes
prioritaires de la stratégie postale mondiale et dans l’ensemble des plans
régionaux et sous-régionaux relatifs au développement postal, sera
l’occasion d’un nouveau recadrage et la
précision de vision et des attentes. Intervenant pour la circonstance, le
président de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des
technologies de l’information et de la communication et des postes (AMRTP), qui
présidait l’ouverture des travaux, a
indiqué que toute analyse prospective sur le thème retenu est d’une pertinence
indiscutable et d’une actualité brûlante.
En ce qui concerne les défis, Saidou
Pona Sankaré dira que depuis quelques années, les Postes sont entrées dans une
nouvelle ère, en raison à la fois des mutations profondes qu’elles ont subies
et surtout, de l’évolution extraordinaire de leur environnement impacté par la
forte présence de l’outil digital. Y
compris le foisonnement des produits et des services, parfois proposés par des
acteurs divers. «Plus prosaïquement, le secteur postal est aujourd’hui
confronté à un double choc : après plusieurs décennies de monopole, il doit
désormais faire face à l’ouverture du marché à la concurrence et s’ajuster pour
faire face à l’avènement fulgurant de l’Internet et du numérique», a fait
savoir Saidou Pona Sankaré.
Un autre facteur important qui ne saurait être
occulté, selon le responsable, est la crise sécuritaire que vit notre pays
depuis une dizaine d’années, a relevé le patron de l’AMRPT. « Cette crise
multiforme pèse sur toute s les activités nationales, en se faisant ressentir
sur tous les pans et ressorts de notre société. La crise affecte bien
évidemment le service postal. Ce nouvel environnement nous interpelle toutes et
tous» a-t-il dit.
En dépit de
l’existence depuis 2017 d’un Plan de développement du secteur postal, Saidou
Pona Sankaré estimera qu’il faut rechercher et implémenter de nouveaux modèles.
Sur ce chantier, il dira que l’AMRTP assumera pleinement ses responsabilités. à
cet égard l’Autorité entend servir de locomotive pour susciter la réflexion et
faciliter les échanges, en vue de la promotion des Postes maliennes. Notre pays
est fraichement admis dans le cercle restreint des membres du conseil
d’administration de l’Union postale universelle. Pour le président de l’AMRTP,
cette opportunité doit être saisi pour donner un nouveau visage au secteur
postal malien, celui des postes qui innovent.
Cela à travers la
dématérialisation, gage du renforcement de la sympathie et de la confiance des
consommateurs.
Le PDG de la Poste du Mali, Ibrahima Haïdara, a déclaré que les perspectives ont trait à la réinvention de l’activité postale et au renforcement de la présence du service postal sur l’ensemble du territoire national. Objectif : marquer le retour des services de proximité auprès de nos concitoyens. Les Postes par leur conception fondamentale participent du désenclavement, de l’aménagement du territoire et de l’intégration de la citoyenneté.
Babba COULIBALY
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