Samedi jour de foire à Zégoua. Le marché est inondé de forains ivoiriens venus de Pogo. Les mouvements de part et d’autre de la frontière sont tellement intenses que les autorités frontalières ont du mal à faire respecter les lois. Par exemple, au plus fort de la crise de la Covid-19, la Côte d’Ivoire avait fermé les frontières avec le Mali, mais les populations rentraient d’un pays à l’autre via les motos taxis. Tout comme pendant l’embargo imposé par la Cedeao.
Les habitants de Kadiolo et Zégoua n’ont jamais ressenti les effets de cette sanction. Les marchandises rentraient et sortaient grâce aux tricycles et motos. Les autorités des deux pays fermaient les yeux sur ces mouvements. Avec la crise liée à l’arrestation des militaires ivoiriens que nos autorités qualifient de «mercenaires», les populations pensent que les relations qui lient le Mali et le Côte d’Ivoire sont au dessus de toute autre considération. Pour les populations frontalières, les peuples malien et ivoirien se sont toujours côtoyés dans la paix. Justin est tenancier d’un bar à Zégoua depuis 1995.
«Je n’ai d’autre pays que le Mali même si je suis de nationalité ivoirienne. Tous mes enfants sont nés ici. Ils n’ont aucun lien avec mon pays d’origine. D’ailleurs, je cherche les voies et moyens pour me naturaliser malien». «Les réseaux sociaux qui enveniment les tensions entre nos deux pays sont le fait d’individus à la solde des Occidentaux humiliés qui tentent à tout prix de briser notre pays. Nous ne devons plus prêter oreille à ces propos malveillants.
Généralement ceux qui postent des vidéos sur ces réseaux n’habitent même pas en Afrique à plus forte raison dans les pays dont ils commentent l’actualité», dira un transitaire ivoirien qui a requis l’anonymat. Un agent de sécurité malien confie en toute discrétion : «tous les dérapages qu’on voit sur les réseaux sociaux, c’est la faute de l’État qui ne s’assume pas. En interpellant les gens qui postent des messages haineux, ou en bloquant les opérateurs qui laisseront passer ces messages, l’ordre sera vite rétabli», suggère-t-il.
Les différentes personnes avec lesquelles nous avons échangé sont tous unanimes que l’État doit sévir contre les manquements sur les réseaux sociaux. Heureusement ici au Folona, les populations ont compris les enjeux de la manipulation. Elles évitent ainsi de s’entredéchirer avec leurs parents de l’autre côté de la frontière.
Nabilaye Issa OUATTARA Amap-Kadiolo
Rédaction Lessor
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