#Mali : Fonds de garantie pour le secteur privé : Un nouveau siège à l’image de son rôle stratégique

Le Fonds de garantie pour le secteur privé (FGSP-SA) a désormais un nouveau siège. Le nouvel édifice, qui fait face au monument Kwamé NKrumah, a été inauguré hier par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.

Publié vendredi 23 février 2024 à 06:54
#Mali : Fonds de garantie pour le secteur privé : Un nouveau siège à l’image de son rôle stratégique

 Le ministre Alousséni Sanou coupant le ruban symbolique

 

C’était en présence des membres du gouvernement, du directeur général du FGSP, Moustapha Adrien Sarr et son adjoint Tidiani Diarra, de la présidente de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBF), Mme Sidibé Aïssata Koné et plusieurs acteurs du secteur privé. Bâti sur une superficie de 2.488 m2, le bâtiment est composé d’un sous-sol, un rez-de-chaussée et six niveaux dont deux mezzanines et un édicule. Le coût de réalisation se chiffre à 4, 777 milliards de Fcfa financé à hauteur de 75% sur fonds propres et 25% par endettement bancaire. Ce nouveau bâtiment, stratégiquement situé à l’entrée du quartier d’affaires de Bamako, est à l’image du rôle stratégique que joue le FGSP dans la relation de financement entre banques et entreprises. Il permettra à la structure d’améliorer non seulement sa visibilité, mais aussi de mieux servir ses clients et partenaires dans un cadre agréable.

Selon Moustapha Adrien Sarr, après un début d’activité timide au cours de ces cinq premières années d’exercice, sa structure a amorcé une nouvelle dynamique dans le quinquennat en cours. Elle se positionne aujourd’hui comme un acteur en pleine expansion dans l’écosystème du financement de l’entreprise au Mali. «Du démarrage effectif de ses activités en 2015 à fin 2023, le FGSP-SA a octroyé près de 500 milliards de Fcfa d’engagement de garantie ayant permis de mobiliser environ 1.200 milliards de Fcfa de financement. Ces interventions ont bénéficié à 20.000 micros, petites, moyennes et grandes entreprises. Elles ont permis de sauvegarder et de créer environ 205.000 emplois aussi bien en milieu urbain que rural», a révélé le directeur général du FGSP-SA.

Le dernier quinquennat a marqué la montée en puissance de l’ensemble des indicateurs de gestion du FGSP, a affirmé son premier responsable. «Le capital social a doublé, passant de 6 milliards à 12 milliards de Fcfa. Le total bilan a plus que quadruplé, le volume des garanties octroyées a été multiplié par 30 et la rentabilité s’en est trouvée fortement appréciée, passant d’une perte de 178 millions de Fcfa en 2018 à cinq exercices bénéficiaires successifs cumulant environ 2 milliards de Fcfa», s’est félicité Moustapha Adrien Sarr.

Pour la présidente de l’APBEF, le soutien du secteur bancaire s’est concrétisé à la création du FGSP par la participation de plusieurs banques dans son capital social. Et Mme Sidibé Aïssata Koné de souligner que son Association soutient le projet d’augmentation du capital social du FGSP en vue de la participation de toutes les banques dans son actionnariat. «Les demandes de garantie par les banques ont certes été timides durant les premières années d’activité, mais avec le temps, le Fonds de garantie a su les attirer grâce à la qualité de sa signature, à des offres de garantie répondant à leurs besoins de couverture et à une bonne dynamique commerciale», a-t-elle confié.

«La création du FGSP a été portée par l’État du Mali conformément à la Loi d’orientation du secteur privé, en réponse à la problématique d’accès au financement largement exprimée par les principales faîtières du secteur privé», a rappelé le ministre de l’Économie et des Finances. Selon Alousséni Sanou, les autorités de notre pays croient fondamentalement en cet outil pour servir de véritable appui à la politique publique de soutien financier au secteur privé.


Le FGSP, dira-t-il, a d’ailleurs fait ses preuves dans ce sens à travers les résultats obtenus dans le cadre de la gestion de différents fonds à lui confiés par l’État. «En effet, dès la création du Fonds en 2013, l’État a mis les moyens à travers sa participation dans le capital social à hauteur d’un milliard de Fcfa et à travers la mise à disposition successive de fonds à hauteur de 18 milliards de Fcfa sur les sept premières années. L’État a doublé ses fonds en 2021 grâce à une dotation spéciale de 20 milliards de Fcfa mise à la disposition du FGSP dans le cadre du soutien étatique au secteur privé face à la crise de Covid-19», a révélé le ministre Sanou.

Le patron de l’hôtel des Finances a indiqué que l’État est fortement engagé à renforcer son soutien au Fonds. Cela s’est récemment traduit par la reconduction des fonds Covid-19 et des autres fonds pour soutenir la résilience économique dans un contexte de crise multidimensionnelle et internationale. Mais aussi par la mise à disposition d’une nouvelle dotation de 7,7 milliards de Fcfa au titre d’un mécanisme de garantie partielle de portefeuille dans le cadre du Projet de promotion de l’accès au financement, de l’entreprenariat et de l’emploi au Mali (Pafeem). En outre, l’État vient d’augmenter sa participation dans le capital social du FGSP à hauteur de trois milliards de Fcfa, a annoncé le ministre chargéde l’Économie.

Babba COULIBALY

Lire aussi : INSP: Des résultats appréciables en 2025

Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..

Lire aussi : VIH-Sida : Sous le poids de la discrimination et de la stigmatisation

Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.

Lire aussi : École publique du Quartier/Mali: Des anciens élèves offrent des vivres à leurs enseignants

Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.

Lire aussi : Chambre des mines : Vers un nouveau cadre organisationnel

Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..

Lire aussi : Complexe numérique de Bamako : Des difficultés persistantes

Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.

Lire aussi : Ramadan : Faible engouement pour les jus industriels

Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.

Les articles de l'auteur

Affaire Wave : Le décryptage dE Mamadou Coulibaly

L’expert en audit stratégique des filières économiques soutient que la régulation du secteur du mobile money au Mali nécessite d’équilibrer la concurrence, d’harmoniser les tarifs et de renforcer la sécurité des consommateurs.

Par Babba COULIBALY


Publié mercredi 11 mars 2026 à 08:47

Axes Bamako-Kati : Les travaux s’accélèrent après un temps d’arrêt

Le constat a été fait hier par le directeur général des routes, Cheick Oumar Diallo et son équipe. Les deux chantiers coûteront plus de 92 milliards de Fcfa.

Par Babba COULIBALY


Publié vendredi 27 février 2026 à 08:54

Modibo Mao Makalou : «Le code minier de 2024 fait bondir les recettes minières de l’État de 547 à 835 milliards de Fcfa»

Le secteur minier malien connait d’importantes réformes à travers un nouveau code qui prévoit un contenu local afin que l’or puisse briller pour tous les Maliens. Le secteur stratégique des mines contribue déjà fortement au budget national. Dans ce décryptage, l’économiste Modibo Mao Makalou aborde les questions relatives à la souveraineté minière, au nouveau code minier, ainsi que les recettes d’exportation et fiscales générées par le secteur minier.

Par Babba COULIBALY


Publié mercredi 25 février 2026 à 08:49

Assemblée consulaire de la CCIM : Plusieurs points à l’ordre du jour

L’assemblée consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), session 2026, s’est tenue hier au Parc des expositions de Bamako. L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, en présence du président de la CCIM, Madiou Simpara, des membres de l’institution consulaire et des délégués..

Par Babba COULIBALY


Publié vendredi 20 février 2026 à 08:49

Madani Dravé, DG de EDM-SA : «Notre objectif, c’est une fourniture plus maîtrisée et plus stable»

Aujourd’hui, la priorité est la mise en service complète des infrastructures existantes, dont certaines sont à l’arrêt depuis quelques années.

Par Babba COULIBALY


Publié jeudi 19 février 2026 à 08:46

Fédération nationale des mines et de l’Énergie du Mali : Moussa Coulibaly rempile

Le secrétaire général (sortant) de la Fédération nationale des mines et de l’Énergie du Mali (FENAME), Moussa Coulibaly , a été reconduit à son poste pour un mandat de cinq ans. Il dirige un bureau de 36 membres, en plus des 7 membres de la Commission de vérification..

Par Babba COULIBALY


Publié lundi 09 février 2026 à 09:02

Foires de fin d’année : Madiou Simpara satisfait de l’organisation

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madiou Simpara a visité, jeudi dernier, les foires d’exposition de fin d’année. Premier site visité: l’esplanade du Stade du 26 Mars où se déroule la Foire de fin d’année (FIAMA), une initiative de l’Union des associations des commerçants détaillants du Mali..

Par Babba COULIBALY


Publié lundi 05 janvier 2026 à 08:51

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner