L’objectif est de discuter et valider le rapport sur le renforcement de la chaîne de valeur riz au Mali
La Fondation Syngenta pour une agriculture durable Mali
(FSAD) entend contribuer à faire progresser la productivité du riz, améliorer
la qualité, la transformation et la distribution en s’inspirant des bonnes
pratiques internationales et de l’expérience de la Chine. Les résultats de l’étude
de renforcement de la chaîne de valeur riz au Mali qu’elle a initiée ont été
restitués lors d’un atelier organisé hier dans un hôtel de Bamako. La cérémonie
était présidée par le secrétaire général du ministère du Développement rural,
Daniel Kelema. On notait la présence du directeur pays de la Fondation
Syngenta, Dr Salif Kanté et de son responsable des programmes pays, Robert
Berlin.
Financé par la Fondation Bill et Melinda Gates, la session a regroupé des participants des organismes de recherches agronomiques qui ont été représentés à la rencontre. Son objectif était de discuter et valider le rapport sur le renforcement de la chaîne de valeur riz au Mali, et présenter les résultats de l’analyse de la chaîne de valeur riz et des activités proposées pour son renforcement. Il s’agissait également d’exposer les opportunités d’investissement dans le secteur rizicole malien et mettre en relation les partenaires maliens et partenaires internationaux engagés dans la chaîne de valeur riz.
La chaîne de valeur riz est source d’emplois, d’augmentation
de rendement, de revenus permettant à tous les acteurs de bénéficier de
l’innovation, a souligné le directeur pays, Salif Kanté.
Abondant dans le même sens, le secrétaire général du ministère
du Développement rural a insisté sur l’apport du riz à notre économie. «Le riz
est considéré comme un produit stratégique au Mali en raison de son importance
pour la sécurité alimentaire, mais aussi pour le développement économique de notre
pays de part sa place dans la production, la création d’emplois agricoles et la
génération de revenus pour les exploitants agricoles maliens», a expliqué
Daniel Kelema. Le riz représente 4,7% du Produit intérieur brut (PIB) agricole,
a-t-il étayé. En 2022, a rappelé Daniel Kelema, la Fondation Syngenta a mené en
partenariat avec la Fondation Bill et Melinda Gates, une étude sur le développement
de la chaîne de valeur du riz au Mali. Ce travail a, selon lui, contribué à
l’atteinte des objectifs du gouvernement malien notamment l’autosuffisance
alimentaire, le renforcement de la mécanisation et l’utilisation des nouvelles
technologies.
Selon lui, la stratégie adoptée pour y arriver vise à
assurer la durabilité de la riziculture par la réduction de son impact sur
l’environnement. «L’ambition des plus hautes autorités est de faire du Mali, le
principal producteur de riz en Afrique de l’Ouest. Pour réussir ce pari, il est
prévu de favoriser les investissements dans un cadre de partenariat public et
privé dans les domaines comme la production des semences certifiées,
l’approvisionnement en engrains, la mécanisation de la production et la
valorisation de la production à travers la transformation», a déclaré le secrétaire
général du ministère du Développent rural. Il a espéré que de cette journée d’échanges,
sortiront des orientations pertinentes permettant de favoriser des
investissements durables dans le secteur agricole et agroalimentaire pour la
promotion du riz malien.
Quant au responsable des programmes pays de la Fondation
Syngenta, il a signalé que le Mali est 5è au niveau de l’Afrique entière de
production du riz. Pour Robert Berlin, le riz est génératrice de revenus pour
les populations rurales et contribue de façon substantielle à la lutte contre
la pauvreté. «Cet atelier s’explique par une perspective d’apprentissage des
choses qui ont fonctionné. Il s’agit d’identifier certaines techniques qui ont
fonctionné ailleurs et qui pourront fonctionner en Afrique de l’Ouest. Et d’améliorer
également la résilience de la productivité autour de la chaîne de valeur. Le
riz est un composant consommé dans le monde mais particulièrement dans la région
d’Afrique», a-t-il expliqué.
Le président de l’Interprofession de la filière Riz (Ifriz)
a invité les Maliens à s’investir plus dans les professions agricoles, tout en
les exhortant à plus de synergie d’action en vue d’aller loin. Des défis
importants restent à relever pour valoriser le potentiel existant afin de faire
du Mali une puissance agricole dans le domaine de la production rizicole, a
souligné Faliry Bolly. La FSAD est présente au Mali depuis 40 ans. Elle est une
organisation à but non lucratif basée en Suisse et accompagne le Mali dans sa
quête d’une sécurité alimentaire durable depuis 1979.
Fatoumata M. SIDIBÉ
Rédaction Lessor
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