Le présumé auteur, un jeune homme, a assassiné
cinq personnes appartenant à sa famille avant d’être arrêté le lendemain par
les forces de l’ordre. Quel démon peut-il conduire une personne à agir de la
sorte ? Était-il sous l’effet de la drogue ou de l’alcool ? Est-il frappé
de démence ? C’est les questions que beaucoup de nos compatriotes se
posent ?
Pour Me Alassane Diop, ce cas de «familicide» est extrêmement rare dans notre
pays. Il a fait savoir que ce crime crapuleux doit normalement parler à toute
la société et nous amener à nous pencher sur les causes profondes de cette
tragédie. Il invite la justice à rechercher et démanteler la chaine de
responsabilité pénale liée à l’affaire en plus de la punition de l’assassin.
L’avocat s’interroge pourquoi un adolescent, accueilli à bras ouverts dans une
famille en qualité de membre à part entière, a pu en arriver à une telle
atrocité. Selon lui, il faut reconstituer le chemin du crime et déterminer les
implications, les complicités passives et actives.
Me Alassane Diop cite un imam de Kita qui a
dénoncé les ravages de la drogue dans la localité. «Le présumé assassin doit
surtout parler de ce qui lui est arrivé et qui a fait de lui un monstre si
froid. Son acte ne doit pas nous priver de notre capacité critique à
s’interroger sur les causes de près comme de loin de ce quintuple crime»,
explique-t-il, avant d’interpeller les
pouvoirs publics à se pencher sur cette problématique.
Dans une interview accordée à nos confrères de la télévision nationale, le gouverneur de la Région de Kita, Daouda Maïga, a assuré que «nous saurons les motivations et les complices probables du suspect»
Mohamed DIAWARA
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