Les policiers du commissariat de police de Sotuba que dirige
le commissaire principal Yaya Niambélé peuvent se vanter d’avoir mis la main
sur l’un des plus grands escrocs de ces derniers temps. Il faisait des victimes
non seulement à Bamako, mais aussi hors du pays. Il s’agit de Dramane Doumbia
communément appelé « Denkoro ». Ce trentenaire, qui surnommait son fétiche «
Faignainaimani koumabali » pourrait lui aussi se vanter d’être l’un des plus grands filous de son époque.
Et, cela, vu le nombre des victimes, mais surtout le stratagème par lequel il
procédait pour gruger ses vis-à-vis pour leur soutirer de l’argent.
Soulagement de centaines de victimes
Cet homme était en cavale depuis plusieurs mois pour échapper
aux policiers, et par ricochet à la
justice. Malheureusement pour lui, sa course vient de prendre fin en même temps
que son règne au grand soulagement de centaines de victimes qui ont eu le
malheur de tomber dans son piège cynique.
L’homme était tellement futé qu’il avait choisi de sévir dans le milieu
de nos compatriotes de la diaspora, en plus des victimes qu’il faisait à Bamako et à l’intérieur du
pays.
À l’endroit de ceux-là qui mordaient à l’hameçon, il se présentait comme
un véritable multiplicateur de billets de banque. Donc, celui qui a la capacité
de multiplier la fortune de ses victimes en un clin d’œil. Aux yeux des
limiers, l’homme était considéré comme l’un des escrocs les plus recherchés
depuis un bon moment. Il était ainsi recherché et discrètement filé par les éléments
du « Compol Niambélé » qui ont fini par lui mettre le grappin dessus.
L’interpellation de cet escroc hors paire est consécutive à
de nombreuses plaintes déposées en son
encontre dans plusieurs unités de recherches de la capitale. Finalement, le
glas a sonné pour lui dans la nuit du 16 octobre dernier aux environs de 4
heures du matin. Selon les policiers qui
ont traité son dossier, au moment de son arrestation, il était en compagnie BH,
sans plus de précision.
Les deux ont été coincés alors qu’ils se trouvaient à
bord d’un véhicule. Ils s’apprêtaient à
acheter de la viande grillée dans une rotisserie, avant de rejoindre leur gite
au flanc de la colline à Yirimadio, quartier de la périphérie en Commune VI du
District de Bamako. Coincés et interpellés, ils ont été immédiatement conduits
dans les locaux du commissariat de police pour y être entendus.
D’importantes mesures de précaution
La logique policière s’en est suivie. Les limiers ont aussitôt
effectué une perquisition dans son antre. Nos sources ont expliqué que l’homme
vivait dans un vaste domaine, assimilable à une véritable forteresse nichée sur
la colline à Yirimadio. à la suite de la perquisition, les éléments de l’Unité
de recherches ont mis la main sur des objets tels des gris-gris, canaris, et
autres destinés à tromper la vigilance de potentielles victimes.
Par mesure de
précaution, l’escroc avait recruté des loubards armés de fusils à pompe. Ces
vigiles d’un autre type étaient prêts à alerter à la vue du moindre intrus dans
les parages. Chose qui permettait à l’escroc de gagner du temps pour prendre le
large. Mais, l’homme qui escroquait les
citoyens à ciel ouvert (terme employé par la police) passait toute la journée
chez lui. Une fois la nuit tombée, il mettait les pieds dehors aux environs de
2 heures du matin pour faire ses mouvements, et ne rentrait à la maison qu’à l’aube.
Selon les policiers, ce malfrat est visé par de nombreuses plaintes se rapportant à des cas d’escroquerie, d’abus de confiance de troubles à l’ordre public, d’agression physique, de traite de personnes, entre autres. Le présumé multiplicateur de billets de banque, a été, à plusieurs reprises, interpellé par la police. Il aurait même été déféré devant un tribunal, mais est toujours parvenu à s’y extraire. Pour cette fois-ci, les victimes espèrent que ce sera la bonne. Il vient à nouveau d’être déferé devant le procureur du Tribunal de grande instance de la Commune VI du District de Bamako. Il a été placé sous mandat de dépôt par trois juges instructeurs et donc sous le coup de trois mandats.
Yaya DIAKITÉ
Rédaction Lessor
L'État-major général des Armées informe que, dans le cadre des opérations de surveillance du territoire, ce samedi 14 mars, les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont pris en filature trois motocyclistes des groupes armés terroristes qui ont rejoint d'autres individus non lo.
La pression militaire s'intensifie sur les groupes armés terroristes. Le 23 février 2026, les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont mené avec succès deux frappes ciblées dans la zone de Zantiebougou, dans la Région de Bougouni, selon un communiqué de l'état-Major généra.
Dans le cadre de la surveillance et de la sécurisation du territoire national, les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, les 20 et 21 février 2026, des frappes de précision dans plusieurs zones clés..
Le spécialiste des questions sociales et sécuritaire du Sahel, Mohamed Abdellahi Elkhalil, vient de publier son essai intitulé : «Femmes sahéliennes, actrices clés de transitions réussies»..
Environ 59.000 femmes âgées de 15 ans et plus vivent avec le virus contre 37.000 hommes. Derrière ces chiffres glaçants, se cache une réalité persistante liée aux inégalités de genre qui continuent de fragiliser leur statut.
Après cinq années passées à la tête du ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD), le Général de division Abdoulaye Maïga a officiellement passé le témoin, lundi dernier, au Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly. La cérémonie a été marquée par .