Des cas ont été détectés dans les pays voisins
La section diplomatique de l’ambassade des États-Unis au Mali a organisé, lundi dernier dans l’enceinte de la représentation américaine dans notre pays, une table ronde pour mettre en lumière les efforts conjoints des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et du gouvernement des États Unis (USG) pour éradiquer la poliomyélite au Mali.
La rencontre était animée par Dr Étienne Dembélé, expert en éradication de la polio au sein de la division mondiale de la santé des (CDC). C’était en présence du directeur Pays des CDC au Mali, Serigne N’Diaye, du médecin épidémiologiste Dr Hanine Keïta.
Il est bon de préciser qu’il y a un peu plus d’une décennie, notre pays avait soumis à la Commission régionale africaine de l’éradication de la poliomyélite (un organisme indépendant qui supervise la certification des pays comme exempts du poliovirus sauvage) en Namibie, un document de certification de cette maladie invalidante avec tous les arguments scientifiques.
Pour prétendre à la certification, il fallait préalablement avoir une bonne couverture sanitaire, rompre pendant au moins trois ans la chaîne de transmission de la maladie et mettre en place une surveillance épidémiologique performante. Le document présenté à l’époque par une brillante équipe de scientifiques, sous la houlette du prestigieux chercheur feu Ogobara Doumbo, a été entériné et notre pays a été déclaré exempt de polio virus sauvage.
Pour autant, la vigilance doit rester de mise puisque le polio virus sauvage continue de circuler dans d’autres pays africains. Ceux-ci représentent un risque de ré contamination pour les pays déclarés exempts de poliomyélite. D’où la table ronde de CDC.
Les discussions ont porté sur les travaux menés par CDC sur la poliomyélite et leur impact dans l’éradication de la maladie au Mali. Il s’agissait aussi de faire une réflexion globale sur les interventions sanitaires de ce partenaire et de la situation sanitaire de notre pays. Il a aussi été question des partenariats et réunions clés effectués et la campagne de vaccination massive contre la poliomyélite dans les différentes régions du pays et le District de Bamako.
Dr Étienne Dembélé a rappelé que la poliomyélite est une maladie infectieuse qui handicape. C’est pour cela que les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies appuient le Mali dans l’éradication de la polio. Le conférencier principal a aussi expliqué que la campagne de vaccination qui a commencé le 22 novembre pour prendre fin lundi dernier est destinée à renforcer le système immunitaire des enfants.
C’est dans ce cadre que le ministère de la Santé et du Développement social et ses partenaires se donnent la main pour mettre en place des stratégies pour lutter contre la polio à travers les campagnes de vaccination et la surveillance et le diagnostic des cas dans le pays, a indiqué le spécialiste en éradication de la poliomyélite. Et d’expliquer que les CDC financent les activités, envoient des experts pour une assistance technique et forment les épidémiologistes sur le terrain pour détecter les cas de polio et participent à l’amélioration de laboratoire.
«Nous encourageons les parents à comprendre que la polio peut être éradiquée. Mais il faut qu’ils acceptent de vacciner leurs enfants», a-t-il dit. Pour lui, les enfants peuvent recevoir plusieurs doses de vaccin sans aucun problème. Et d’ajouter qu’on continuera avec la sensibilisation pour vacciner davantage d’enfants qui n’ont pas encore reçu de dose de vaccin contre la polio.
Pour sa part, Dr Harine Keïta a souligné que cette campagne de vaccination permet de faire un ratissage pour les enfants qui n’ont été pas vaccinés, mais aussi ceux qui ont eu des doses. Elle concerne la tranche d’âge de 0 à 5 ans sur le territoire national, excepté quelques districts sanitaires pour des raisons d’insécurité. Les agents sur place dans ces lieux s’occuperont de l’opération. Il a déclaré que plus de 8 millions d’enfants étaient ciblés pendant cette campagne sur la poliomyélite dans notre pays. Et d’ajouter que des cas ont été détectés dans les pays voisins.
Aminata SOUMAH
Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..
Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.
Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.
Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..
Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.
Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.