Les participants lors des travaux
L’ordre du jour portait sur les mesures relatives aux nouvelles directives saoudiennes dans le cadre de l’organisation du Hadj 2026. S’y ajoutent les nouvelles exigences relatives aux visites médicales et aux formalités sanitaires, la prise d’un acte réglementaire sur les conditions et les modalités d’organisation du Hadj direct.
Le représentant du département en charge des Affaires religieuses expliquera que cette session se tient dans un contexte marqué par l’édiction de nouvelles directives saoudiennes relatives à l’organisation du Hadj 2026. Selon Famakan dit Sékou Dionsan, en juillet 2025, le partenaire saoudien a informé les autorités maliennes de ces nouvelles règles. Avec l’introduction, a-t-il fait savoir, de ce qui peut être appelé Hadj direct (le Hadj organisé à travers les sociétés privées saoudiennes), aux visites médicales et aux formalités sanitaires. Il a souligné que cette modalité d’organisation du Hadj est une option offerte aux agences de voyage privées, elle n’a pas été suivie de mesures concordantes dans l’ordonnancement juridique interne. Et le représentant du ministre de noter qu’elle n’est pas conforme aux dispositions légales maliennes en matière d’organisation du Hadj et ne cadre pas avec les missions de la Maison du Hadj.
Famakan dit Sékou Dionsan dira aussi que face à cette situation, la présente session a été convoquée en vue de permettre aux administrateurs de statuer sur les points suivants; à savoir les mesures relatives aux nouvelles directives saoudiennes dans le cadre de l’organisation du Hadj 2026, les nouvelles exigences relatives aux visites médicales et aux formalités administratives et la recommandation d’un acte réglementaire et la traduction des directives saoudiennes dans l’ordre juridique interne.
En ajoutant que leurs avis et délibérations sur les points inscrits à l’ordre du jour permettront à la Maison du Hadj d’assurer la sécurité et l’intégrité du système de Hadj national et d’être en phase avec les principes édictés par nos autorités. Il a également cité le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des partenaires opérés par le Mali ainsi que la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises.
Pour sa part, le directeur général de la Maison du Hadj a expliqué que les mesures de cette année ont été transmises à sa structure à travers son département de tutelle avec les options d’organiser le Hadj. Dr Abdoul Fatah Cissé indiquera que toutes les opérations passent par la Maison du Hadj.
Aucun privé étranger, a-t-il précisé, n’a aucun rôle à jouer en Arabie saoudite après cette année. Il a rappelé que le nombre minimum pour une agence privée pour traiter avec les opérateurs saoudiens est de 2.000 pèlerins. Ce qui est difficile avec les 35 conditions transmises. «Nous débattrons également sur les exigences sanitaires, aucun pèlerin ne rentrera avec les huit maladies qui sont connues par tous les organisateurs. Il faut des visites médicales conformes à ces maladies», a signalé le directeur général. Et de souligner que le troisième consiste à faire le Hadj direct et prendre les actes nécessaires pour recommander cela.
Aminata SOUMAH
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