L’Armée de l’air a célébré, le vendredi dernier à la Base aérienne 100 de Bamako, le 50è anniversaire de sa création sous le thème : «Armée de l’air : 50 ans d’engagement, d’innovation technologique et de supériorité aérienne au service de la Nation». La cérémonie a enregistré la présence du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, du chef d’état-major général des Armées, le Général de division Oumar Diarra et du chef d’état-major de l’Armée de l’air, le Général de brigade Alou Boï Diarra. L’on notait également la présence du parrain de cette activité non moins ancien chef d’état-major de l’Armée de l’air, le Colonel-major à la retraite Karamoko Niaré, des membres du corps diplomatique accrédité dans notre pays et de la hiérarchie militaire.
Pour rappel, l’Armée de l’air a été créée le 6 février 1976. Cette rencontre offrait un moment privilégié pour regarder le chemin parcouru et se projeter vers l’avenir de cette composante essentielle de l’Armée malienne. Pour le chef d’état-major de l’Armée de l’air, son unité est une force multiplicatrice des capacités combattantes des Forces armées maliennes (FAMa). « C’est une composante décisive dans un conflit, surtout aujourd’hui dans le conflit asymétrique que nous menons », a indiqué le Général de brigade Alou Boï Diarra, avant de témoigner que l’Armée de l’air bénéficie de l’accompagnement constant des autorités de la Transition.
D’après lui, sous le leadership du Président de la Transition, l’Armée de l’air a connu une croissance extraordinaire. « Nous avons doublé de volume pendant les cinq ans de la Transition. L’effectif de l’Armée de l’air a plus que doublé », a renchéri le Général Alou Boï Diarra. Ce qui, selon lui, pose un défi d’encadrement, car les jeunes qui arrivent, doivent être formés et entretenus. « Ce défi est important, mais nous l’acceptons et nous menons nos missions avec la plus grande fermeté », a souligné le chef d’état-major de l’Armée de l’air. Il a ensuite précisé qu’aujourd’hui, grâce à l’engagement des forces terrestres au quotidien, l’Armée de l’air se déploie sur l’ensemble du territoire pour un maillage territorial optimisé et un soutien rapproché de « nos armées et de nos populations ».
De son côté, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale s’est dit toujours impressionné par l’engagement des Forces de défense et de sécurité sur le terrain. Cela, par la dynamique imposée et les résultats obtenus. Le Général de corps d’armée Ismaël Wagué a salué les efforts consentis par les autorités pour équiper notre outil de défense. « On ne pouvait pas imaginer, il y a quelques années, qu’on pouvait avoir des drones de dernière génération et tout cet arsenal de guerre », a-t-il déclaré, soulignant également l’évolution des infrastructures. Pour lui, malgré le niveau acceptable, il reste des défis à relever, notamment le maintien du statut actuel et celui de l’état opérationnel des pilotes.
Au terme de la cérémonie, le chef d’état-major général des Armées a accordé une interview à la presse au cours de laquelle, il a indiqué que la cohésion, la solidarité et l’unité entre les forces ont permis de surmonter beaucoup de problèmes au sein de notre outil de défense. Pour le Général de division Oumar Diarra, dans le cadre des opérations, la coopération interarmées est essentielle. Il ajoutera que la planification interarmées intègre, obligatoirement, les aspects aériens. «Aujourd’hui, la capacité que nous avons doit être utilisée à bon escient », a-t-il exhorté.
Selon le Général Diarra, il y a certains aspects qui sont de très mauvais souvenirs pour nos militaires sur le terrain. « Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’évacuer nos blessés de guerre et d’intervenir au profit de nos forces terrestres quand c’est nécessaire », a souligné le Général de division Oumar Diarra, avant de saluer l’engagement de l’ensemble des Forces armées et de sécurité et en particulier l’Armée de l’air.
Bembablin DOUMBIA
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