Énergie : L’Amader promeut l’intégration du genre dans le secteur

La salle de réunion de l’ex-Cres (Centre régional de l’énergie renouvelable), sur la colline de Badalabougou, abrite du 25 au 26 octobre l’atelier d’évaluation de l’intégration du genre dans les projets et programmes du secteur de l’énergie.

Publié jeudi 26 octobre 2023 à 06:04
Énergie : L’Amader promeut l’intégration du genre dans le secteur

L’objectif de cet atelier est d’informer sur l’autonomisation des femmes et des jeunes dans les projets et programmes du secteur de l’énergie

 


Les travaux ont été lancés par le directeur de l’électrification rurale à l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (Amader), Bakary Bocoum. C’était en présence de plusieurs membres du Programme sensible au Genre.  L’objectif de cet atelier est de fournir au Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et acteurs du secteur de l’énergie, des informations et recommandations pour la réduction des inégalités liées au genre et la promotion de l’égalité des sexes. Il s’agit aussi de les informer sur l’autonomisation des femmes et des jeunes dans les projets et programmes du secteur de l’énergie.

«Au Mali, comme partout dans les pays en développement, les femmes rurales constituent la cheville ouvrière du progrès économique et social en tant que productrices. Mais elles n’ont pas accès aux ressources ni aux marchés», a indiqué le directeur de l’électrification rurale. Bakary Bocoum a noté qu’aucun développement n’est possible sans les femmes, pourtant elles sont parmi les couches les plus pauvres et bénéficient peu des fruits du développement.

Selon lui, l’intégration et la transversalité du genre sont des approches inhérentes à la réussite des actions de tout projet de développement particulièrement en milieu rural. Il a, par ailleurs, souligné que du fait des inégalités de genre, les femmes et les jeunes filles vivant en milieu rural sont plus exposées à la pauvreté énergétique que les hommes. Elles tirent encore peu de profit des projets énergétiques pour l’augmentation de leurs revenus et l’amélioration de leur bien-être social. Pourtant, ce sont elles qui sont responsables de la gestion du système énergétique des ménages ruraux.

«Dans le but de satisfaire leurs besoins en énergie, ces femmes utilisent leur propre énergie et font presque tout à la main : décorticage et mouture des céréales, exhaure d’eau, cuisson des aliments», a déploré Bakary Bocoum. Et d’estimer que les différentes sources d’énergie pourraient être développées pour réduire les charges des femmes dans leurs efforts et répondre à leurs besoins en énergie. «En tant qu’entrepreneures en énergie, les femmes sont surtout intéressées par les technologies d’énergies renouvelables susceptibles d’accroître leurs revenus, ce qui leur permettrait d’améliorer leur cadre de vie et ceux de leurs familles», a précisé Bakary Bocoum.

Il ajoutera que la solution à la problématique de l’intégration du genre dans les projets et programmes du secteur de l’énergie n’est pas aux dessus des possibilités. Pour lui, seules l’implication, la responsabilisation et la participation de tous les acteurs d’un changement de pratiques dans la planification et la mise en œuvre de nos projets permettront de relever le défi.

Fatoumata Mory SIDIBE

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