Les inégalités en matière d’accès aux emplois
sont présentes et persistantes dans tous les secteurs de l’économie
Au Mali, le chômage touche davantage les
femmes, les jeunes âgés de 15 à 35 ans, les personnes n’ayant aucun niveau d’éducation
et celles vivant en milieu urbain. Les emplois vulnérables sont majoritairement
occupés par les femmes (55%), les personnes n’ayant aucun niveau d’éducation
(81%) et vivant surtout en milieu rural (80%). Tels sont les principaux résultats
de l’étude : «Le potentiel d’emplois des femmes et jeunes dans les secteurs et
branches d’activités économiques au Mali», menée par des chercheurs maliens.
Ils ont été rendus publics à la faveur de l’atelier de dissémination qui s’est
tenu hier au ministère de l’Économie et des Finances.
La cérémonie d’ouverture était présidée par le
secrétaire général dudit département, Abdoulaye Traoré. C’était en présence du
directeur général du Centre d’études et de renforcement des capacités d’analyse
et de plaidoyer (Cercap), François Koné, du responsable des publications du
Consortium pour la recherche économique en Afrique (African Economic Research
Consortium, AERC), Charles Owino.
En effet, cette étude a analysé les secteurs
et les branches d’activités économiques ayant un plus fort potentiel de création
d’emplois pour les femmes et les jeunes au Mali. La rencontre de dissémination
des résultats est organisée par le ministère de l’Économie et des Finances à
travers le Cercap, en collaboration avec le AERC. Objectif : partager les
résultats de l’étude avec les acteurs du développement, les acteurs étatiques,
la société civile et le secteur privé.
Les résultats de l’étude montrent que les inégalités
en matière d’accès des femmes aux emplois sont présentes et persistantes dans
tous les secteurs de l’économie malienne. Ces inégalités sont plus importantes
dans le secteur industriel que dans les autres domaines. «Le chômage ne touche
pas les femmes et les jeunes dans les mêmes secteurs/branches d’activités économiques.
Les barrières à l’emploi des femmes et des jeunes sont liées à des facteurs
touchant directement l’offre de travail, et indirectement la demande via les
contraintes à l’investissement», note l’enquête de 62 pages.
Pour y faire face, elle estime que l’efficacité
des politiques d’emploi des jeunes et des femmes au Mali pourrait passer par la
mise en place de programmes et d’instruments basés sur les spécificités des
secteurs/branches d’activités économiques, des régions, des types d’acteur et
nature de barrières.
La prise en compte de ces spécificités,
souligne le document, peut contribuer à favoriser l’insertion professionnelle
des jeunes et des femmes au Mali. En la matière, propose le document paru en février
2022, les politiques publiques de lutte contre les inégalités d’accès aux
emplois devraient davantage cibler les jeunes de 15 à 35 ans et les femmes
notamment ceux ou celles n’ayant aucun niveau d’éducation et vivant dans les
milieux urbains. Cela est nécessaire dans tous les secteurs de l’économie
malienne afin d’atteindre pleinement l’égalité d’accès des femmes et des jeunes
aux emplois.
À cet effet, ces interventions publiques
pourraient se focaliser davantage sur les barrières liées à l’insertion des
femmes dans le secteur industriel. Les mesures visant à favoriser
l’investissement et la création d’emploi dans le secteur des services
pourraient davantage mettre l’accent sur la stabilité politique, la lutte
contre la corruption et les pratiques de concurrence déloyale des entreprises
informelles. Les politiques publiques pourraient efficacement favoriser les
investissements et la création d’emploi dans le secteur industriel en améliorant
la provision de l’électricité. De même, les politiques de facilitation d’accès
au financement pourraient s’avérer utiles pour les deux secteurs économiques.
Selon le secrétaire général du ministère de l’Économie
et des Finances, dans le contexte actuel de refondation de l’État initié par
les plus hautes autorités de la Transition, aucune décision de politique
publique ne doit être prise sur la base du pilotage à vue, bien au contraire,
l’action gouvernementale doit se fonder sur les données statistiques probantes
et/ou des résultats d’études/recherche rigoureusement menées.
Pour Abdoulaye Traoré, il en va de la crédibilité et de l’efficacité de l’action gouvernementale. Il a estimé que l’étude, dont les résultats font l’objet de cette session de dissémination et qui répond aux critères de rigueur méthodologique en raison du label AERC, a été menée par des Maliens et a un lien étroit avec plusieurs politiques, stratégies et priorités nationales. Parmi lesquelles : la Politique nationale de l’emploi et la Politique cadre de développement de la jeunesse. Pour toutes ces raisons, le numéro 2 de l’hôtel des Finances a invité les participants à y accorder un intérêt particulier et à l’enrichir avec leurs expertises diverses.
Amadou GUÉGUÉRÉ
Rédaction Lessor
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