Edito: Dans l’AES, le miroir aux alouettes de la Cedeao ne prendra pas

Chaque jour qui passe, la Cedeao conforte le collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel d’avoir eu l’idée lumineuse et la décision salvatrice de créer une confédération regroupant le Burkina Faso, le Niger et le Mali.

Publié lundi 23 décembre 2024 à 07:09
Edito: Dans l’AES, le miroir aux alouettes de la Cedeao ne prendra pas


Au-delà du Liptako-Gourma qui était une région naturelle portée par des rêves politiques de certains de nos leaders historiques après l’accession à l’indépendance, la main heureuse du Général d’armée Assimi Goïta, du Général Abdourahmane Tiani et du Capitaine Ibrahim Traoré, trace pour les futures générations de notre espace commun un avenir brillant.


C’est cela que les populations de l’AES ont accueilli dans la ferveur, le 06 juillet dernier. C’est cela que la Cedeao a appris dans la torpeur et vit dans la douleur. Parce que l’AES, plutôt que d’être vue comme une opportunité pour notre région occidentale, est vue par bien de pays comme la bête noire.

C’est cela qui se comprend à la lecture du communiqué signé hier soir par le Président de la Confédération. Dans la Confédération, en moins d’une année de marche commune, nos trois Etats ont mutualisé leurs instruments stratégiques pour savoir «au Temps T» ce que l’ennemi trame contre les populations et leurs leaders et contre tout l’espace.


Dansl’AES, tout est su qui se trame ailleurs. Mais aussi plus près. Nos Chefs d’État, à travers ce communiqué, nous demandent à tous de rester vigilants car l’ennemi porte le masque et dresse ses proxies à nos frontières. C’est pourquoi nos forces de défense et de sécurité confédérales sont mises en état d’alerte maximale, désormais dans un théâtre unique d’opérations militaires et les populations mobilisées pour 
porter l’eau de la vigilance nécessaire.


Tout cela mis ensemble, l’AES résistera aux manouvres de tromperies de l’ennemi, à ses velléités impérialistes et néocolonialistes à travers la poursuite de la planification 
et de conduite de ses actions de déstabilisation. Aucun desideratum de Chefs d’États de pays tiers ne fera détourner l’AES de son chemin vers un avenir de progrès et de développement pour ses populations. Des populations ancrées dans l’histoire et la géographie partagées avec des pays limitrophes et autres membres de la Cedeao.


C’est cela que le collège des Chefs d’États de la Confédération a compris à travers sa décision annoncée le 14 décembre dernier de ne pas imposer de visas à nos frères et sœurs des pays membres de la Cedeao. Plutôt que de saluer une telle initiative hautement intégratrice «la championne de la libre circulation des personnes et 
des biens» qu’elle dit être, notre ancienne organisation régionale a plutôt préféré la diversion avec une prorogation de six mois pour acter le retrait des Etats de l’AES.


Ce n’est pas à ce jeu de «je t’aime moi non plus» qui est attendu de la Cedeao, mais 
plutôt d’aller dans le sens des aspirations des États souverains qui ont décidé de quitter la trajectoire de la soumission et prendre celle de la vraie indépendance. Et cette indépendance est la juste résultante de la bienheureuse posture stratégique portée par les aspirations légitimes à la liberté et à la paix. La dynamique des peuples de l’AES est celle de la vérité.


 La dynamique des Chefs d’États de la Cedeao est celle des illusions qui se perdront dans le miroir aux alouettes qu’elle veut continuer à dresser devant nos Etats et leurs populations. Illusions d’une organisation qui travaille au bien être de maitres couchés dans leur tanière, tirant les ficelles de l’asservissement, de l’esclavage. Pour l’AES cela appartient au passé et à une autre Afrique encore complexée. 
Du Ténéré au Khasso, du Gourma au Tamesna, on appartient à la nouvelle Afrique décomplexée. On veut respirer du bon air, celui de l’AES. Simplement !

Alassane Souleymane

Lire aussi : Audiences à la Primature : La régulation médiatique dans l’espace AES et la propriété intellectuelle au cœur des échanges

Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a accordé, mercredi dernier à la Primature, deux audiences au directeur général l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) et à une délégation de l’Observatoire national de la communication (ONC) du Nige.

Lire aussi : 11è sommet des Chefs d’état et de gouvernement de l’OEACP : Mossa AG ATTAHER porte la voix de l’AES à Malabo

Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, représente le Président de la Transition à cette rencontre. Au nom des délégations des pays de l’AES, il a fait une déclaration.

Lire aussi : Diplomatie : La Confédération AES dénonce une « ingérence grave » du Parlement européen après sa résolution sur le Niger

Dans un communiqué publié ce jeudi 19 mars 2026, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, par ailleurs Président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), a exprimé sa vive indignation suite à l'adoption par le Parlement européen, le 12 mars dernier, d'une résol.

Lire aussi : Ouagadougou : Un panel de haut niveau sur la diplomatie populaire

Dans le cadre du Forum confédéral des organisations et acteurs de veille citoyenne de l’espace AES, les ministres des Affaires étrangères des États de la Confédération AES ont pris part, le vendredi 27 février 2026 à Ouagadougou, au panel de haut niveau, sur le thème: «L’AES face aux .

Lire aussi : Ouagadougou : Un forum sur la lutte contre la désinformation dans l’espace AES

Les trois ministres des Affaires étrangères de la Confédération AES ont pris part, le vendredi 27 février 2026 à Ouagadougou, au forum confédéral des organisations et acteurs de la veille citoyenne, organisé par la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC)..

Lire aussi : Confédération des états du Sahel : les ministres finalisent la feuille de route de l’An II

Les ministres de la Confédération des États du Sahel (AES) chargés des trois piliers (Défense-sécurité, développement et diplomatie) ont amendé, la feuille de route de l’An II de la Confédération, lors d’une réunion, le jeudi 26 février 2026, à Ouagadougou.

Les articles de l'auteur

À l’heure du Mali : Le pragmatisme du Mali sur la question Sahraouie

Le Mali de 2026, sous le leadership du général d’armée Assimi Goïta, a affirmé une ligne diplomatique claire : le respect de sa souveraineté. Cette orientation s’inscrit dans une longue tradition malienne, chaque régime ayant adapté ce principe aux réalités de son époque..

Par Alassane Souleymane


Publié lundi 13 avril 2026 à 09:25

À l’heure du Mali : Les vérités d’un week-end Pascal

Le lundi de Pâques a la particularité de renforcer la célébration d’une fête majeure du calendrier chrétien tout en prolongeant le week end pour les travailleurs. Mais ce week end pascal n’a pas seulement été festif : il a aussi reflété, à sa manière, les réalités du quotidien des Maliens, mêlant réjouissances et mordant..

Par Alassane Souleymane


Publié mardi 07 avril 2026 à 08:26

À l’heure du Mali : La résilience malienne, face au choc pétrolier venu d’Ormuz

Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon résonner sur un autre continent..

Par Alassane Souleymane


Publié mardi 31 mars 2026 à 11:33

Au Rebond : Le basket-ball, trésor vivant du Mali

Le jeudi 12 mars 2026, à 8h30, alors qu’au Mali commençait une journée ordinaire en plein Ramadan, une bataille épique se jouait à Wuhan, en Chine, à plus de douze mille kilomètres de Bamako. L’équipe nationale féminine senior affrontait la République tchèque pour son 2e match du tournoi qualificatif au Mondial prévu en Allemagne en septembre..

Par Alassane Souleymane


Publié vendredi 27 mars 2026 à 08:23

À l’heure du Mali : Le Président Goïta et les étrennes de l’Eid El-Fitr

S’il est un mot qui a résonné, comme de coutume, autour de la fête de l’Eid el-Fitr, c’est bien «selimafo» en bamanakan, «djingar goro» en sonraï, «korandje» en dogon, « juuldudi » en peulh ou encore «xa ke bire waaga» en soninké..

Par Alassane Souleymane


Publié mardi 24 mars 2026 à 09:17

À l’heure du Mali : Guerre Israël–Iran, si loin, si proche

Ce 11 mars, la deuxième guerre Iran–Israël comptera douze jours, égalant déjà celle de juin dernier. Au delà de ce seuil, l’incertitude sur sa fin ne fera que s’épaissir. Les États Unis, alliés d’Israël, avaient prédit une guerre éclair pour en finir avec le régime de Téhéran..

Par Alassane Souleymane


Publié mardi 10 mars 2026 à 08:37

À l’heure du Mali : De guerre lasse

En juin, c’était douze jours. Et maintenant, combien de temps durera l’affrontement entre Israël et l’Iran ? Ce que nous pensions n’être qu’une folie meurtrière passagère, avec son lot de morts et de destructions, n’aura offert que neuf petits mois de répit..

Par Alassane Souleymane


Publié mardi 03 mars 2026 à 08:16

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner