Denrées alimentaires : Pas de rupture de stocks pendant le ramadan

Le directeur Boucadary Doumbia lors de la rencontre avec la presse

Publié lundi 28 mars 2022 à 05:46
Denrées alimentaires : Pas de rupture de stocks pendant le ramadan

Le directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence, Boucadary Doumbia, l’a assuré lors de la 1ère édition du «Café de presse» tenue le vendredi dernier. Il a aussi assuré que les efforts de surveillance des prix seront intensifiés


Pour mieux informer l’opinion nationale sur la situation  de l’approvisionnement du pays et les efforts du gouvernement dans le cadre de la stabilisation des effets de la flambée des prix des produits de première nécessité, la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) a initié ce cadre d’échanges avec les hommes de médias qui s’est tenu pour la première fois le vendredi dernier.

Au centre des discussions, la maîtrise des prix des produits de première nécessité afin de soulager le panier de la ménagère et renforcer le pouvoir d’achat des populations face à une demande sociale de plus en plus forte et exigeante.

Cela conformément à un des éléments constitutifs du mécanisme de renforcement du contrôle des prix permettant au gouvernement, à travers le ministère de l’Industrie et du Commerce, de veiller à l’application stricte des prix fournisseurs.

Cet exercice de suivi du Programme national de mise à niveau des circuits de distribution des produits de première nécessité est une exigence du gouvernement qui accorde une importance capitale non seulement à l’approvisionnement des marchés, mais aussi et surtout au renforcement de la présence des productions nationales sur les marchés à travers une maîtrise des prix, a introduit le DGCC. Il s’agira dès lors, a précisé Boucadary Doumbia, de faire face à la contrebande, au gaspillage et au détournement des produits subventionnés.

Selon lui, l’impact combiné des crises sécuritaire et de Covid-19 continue d’affecter négativement les activités économiques du pays. Ces facteurs ont engendré, au niveau national, une baisse de l’offre de produits sur les marchés ruraux, une hausse des coûts des transports intérieurs, le ralentissement des activités industrielles. S’y ajoutent  des facteurs exogènes comme la hausse des coûts de fret et d’assurance, les restrictions de l’offre mondiale, la pression sur la demande des matières premières, etc.

Malgré ces difficultés, l’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires reste satisfaisant dans l’ensemble, a assuré Boucadary Doumbia, qui a reconnu que des problèmes persistent et face auxquels l’État reste mobilisé.

D’où l’urgente nécessité pour le gouvernement à travers une mobilisation des services compétents de réguler «les marchés des denrées et produits essentiels aux ménages afin d’éviter toute forme de spéculation et de veiller scrupuleusement à une stabilisation durable des prix des denrées de première nécessité», a souligné le patron du service en charge de veiller au respect des prix.

À cet, a assuré le conférencier, l’État suit le marché notamment celui des produits de première nécessité. C’est pourquoi il a mis en place au niveau de la DGCC un dispositif de suivi de certains produits notamment : le riz, huile et la viande.

Selon lui, cet outil a tout son sens. En effet, a-t-il insisté, le secteur import-export étant libéralisé au Mali, le rôle des autorités est non de fixer les prix comme certains semblent tentés de le faire croire, mais de combattre les comportements abusifs et spéculatifs, et de faciliter les opérations d’importation ou exportation de produits en facilitant l’accès des documents administratifs pour les opérateurs économique.

La mise en œuvre de ces prérogatives régaliennes par nos autorités a permis de marginaliser l’effet de l’embargo et de la Covid-19 sur les prix. «Et le niveau d’approvisionnement du pays est resté quasi-normalement», a expliqué Boucadary Doumbia.

Ainsi, selon lui, de nos jours, le kilo du riz brisé non parfumé est cédé à 350 Fcfa, le sucre local est vendu à 500 Fcfa le kilo et la viande avec os est monnayée à 2.800 Fcfa à Bamako.

Il a insisté sur le fait qu’il «n’y aura pas de rupture de stock durant le mois de ramadan», précisant que «nous avons les meilleurs prix que même ceux-là qui ont voulu nous asphyxier en nous imposant des sanctions injustes et illégales».

Cet effort qui a permis de maintenir les prix des denrées de première nécessité relativement bas par rapport à ceux de la sous-région est, de l’avis du directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence, dû à la volonté manifeste du gouvernement à faire face aux souffrances des Maliens.

Yaya KANITAO

Rédaction Lessor

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