L’insuffisance des ressources financières réduit la capacité à accéder aux personnels de qualité
Le Centre d’études et de renforcement des capacités
d’analyse et de plaidoyer (Cercap) ambitionne de contribuer à l’amélioration du
processus décisionnel et à l’efficacité des politiques publiques. Ce, en
mettant à la disposition des acteurs étatiques et non étatiques des résultats
d’études et de recherches pouvant contribuer au développement durable de notre
pays.
La concrétisation de cette volonté était au cœur de la 4è
session ordinaire du conseil d’administration de cet établissement. Tenue hier à
son siège sis à l’ACI 2000, la réunion était dirigée par le conseiller
technique au ministère de l’Économie et des Finances, Diakaridia Dembélé. C’était
en présence du directeur général du Cercap, François Koné, et de la
quasi-totalité des administrateurs.
Les administrateurs ont donné leurs avis sur les activités
de l’année 2022 du Cercap. Ils ont aussi examiné le projet de budget au titre
de l’exercice 2023. Il ressort des informations générales données aux
administrateurs qu’en 2022, l’établissement a exécuté son programme d’activités
à hauteur de 47,06% avec un taux d’exécution financière global de 13,72% du
budget initial et de 95,96% du budget rectifié.
D’entrée de jeu, le président du conseil d’administration a
signalé qu’aucune décision de politique publique ne doit être prise sur la base
du pilotage à vue. Pour Diakaridia Dembélé, l’action gouvernementale doit se
fonder sur les données statistiques probantes ou de recherches rigoureusement
menées. Par ailleurs, il a indiqué que la structure est confrontée à un défi
majeur, notamment l’insuffisance de ressources humaines et financières.
«Pour permettre de relever ce défi, le Cercap doit redoubler
d’efforts dans la production de rapports d’études et de recherches de qualité,
mais aussi dans la communication et dans des initiatives de mobilisation de
ressources propres», a-t-il déclaré, avant d’exhorter la direction de l’établissement
à œuvrer dans ce sens.
À en croire le président
du conseil d’administration, en mettant les résultats d’études phares à la
disposition des décideurs, des acteurs de la chaîne de planification et des
acteurs non étatiques, le Cercap a gagné de la crédibilité. Avant de se hisser,
selon lui, à hauteur des institutions de recherche stratégique de qualité. Le
conseiller technique à l’hôtel des Finances a remercié les partenaires techniques
et financiers pour les efforts déployés en soutien au programme dont relève le
Centre.
Quant au directeur du Cercap, il a rappelé que sa structure
jouit du statut d’établissement public à caractère scientifique et
technologique (EPST) qui est né d’un projet financé à contrepartie par le
gouvernement qui en a fait une mutation institutionnelle. Pour François Koné,
l’insuffisance des ressources financières réduit la capacité à accéder aux
personnels de qualité. «Nous n’avons que les ressources étatiques.
Ce qui représente
une difficulté à offrir une rémunération attrayante au personnel », a-t-il
fait savoir. Et d’inciter les administrateurs à aller loin dans leur
accompagnement du Centre. Ceci pour permettre de renforcer les capacités de
mobilisation des ressources nécessaires et lui permettre d’attirer des
ressources humaines de qualité.
Fatoumata M. SIDIBÉ
Rédaction Lessor
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