Au cours de la réunion qui s’étendra sur trois jours, les techniciens examineront et évalueront plusieurs documents
L’ouverture des travaux a été présidée par le directeur général des douanes du Mali, l’Inspecteur général Amadou Konaté. C’était en présence du directeur de la réglementation de coopération douanière du Niger, Abdou Zaroumeye Adamou et celui de la réglementation, de la facilitation et de la coopération douanière du Burkina Faso, Moumouni Guillaune Moumwe.
Au cours de la réunion de Bamako qui s’étendra sur trois jours, les experts des administrations douanières de l’AES examineront et évalueront plusieurs documents. Il s’agit, entre autres, de l’état d’exécution des recommandations formulées lors de la précédente rencontre des directeurs généraux des douanes, des orientations de la rencontre des ministres de la Confédération en matière d’harmonisation des textes juridiques sur la libre circulation des personnes et des biens.
Autres documents soumis à l’examen sont les avant-projets des textes douaniers, notamment ceux relatifs à l’exercice de la profession de commissionnaire agréé en douane et l’Assistance administrative mutuelle, au code des douanes et aux règles d’origine de la Confédération. Outre le régime du transit et de l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers, les tarifs extérieur commun et préférentiel seront également au cœur des échanges.
«Au-delà de l’harmonisation, nous allons traiter aussi des textes communs à l’AES. Nous allons voir un peu les disparités qu’il y a entre les textes des trois pays et les harmoniser et également faire des textes qui seront d’application pour la Confédération», a confié le directeur de la réglementation de coopération douanière du Niger, interrogé après l’ouverture des travaux. Selon ce dernier, les textes qui seront étudiés, viendront compléter le texte déjà pris et se rapportant au prélèvement communautaire au sein de l’AES. Ils seront complétés plus tard par un code des douanes de l’AES.
De ses explications, cela permettra de clôturer le processus des textes juridiques et réglementaires de l’AES. «En ce moment, on aura peut-être déjà l’architecture et le reste viendra avec le temps pour passer jusqu’à l’Union douanière en ayant également un certain nombre de textes qui seront adoptés», a conclu Abdou Zaroumeye Adamou. Abondant dans le même sens, le directeur de la réglementation, de la facilitation et de la coopération douanière du Burkina Faso a expliqué que la rencontre de Bamako permettra de faire l’état de mise en œuvre des recommandations et aussi de plancher sur les textes à rédiger.
De son côté, le directeur général des douanes maliennes a estimé que «les défis auxquels nos pays sont confrontés, les attentes des populations de notre espace communautaire ainsi que la Vision des autorités de la Confédération de l’AES appellent de la part de nos administrations, plus de proactivité, de coopération, d’harmonisation de nos procédures et pratiques et de réponses appropriées aux attentes de nos partenaires publics, privés et internationaux».
À cet égard, Amadou Konaté a indiqué qu’il est attendu des experts, des propositions techniques à même de permettre aux administrations douanières de relever les nombreux défis auxquels elles font face. «Votre rôle est crucial dans l’atteinte de nos objectifs en matière d’harmonisation de nos règlementations et de nos pratiques douanières», a-t-il renchéri. Ainsi, le directeur général des douanes a exhorté les experts des administrations douanières de la Confédération des États du Sahel à faire preuve de rigueur et de professionnalisme pour parvenir à un environnement douanier «Confédéral dans lequel les échanges transfrontaliers seront fluides, sécurisés et équitables».
Babba COULIBALY
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