Le Mali, qui était l’invité d’honneur à cette cérémonie à travers l’Amicale des anciens étudiants du Cesti et l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication du Mali (ESJSC), perdait deux jours plus tôt, l’un des membres de la première promotion, en la personne de Vincent de Paul Traoré. Ils étaient
quatre de nos compatriotes à faire partie de
cette première promotion, Amadou Tidiane Traoré, Audio (lire Aoudio) pour les
intimes, Abdoul Kadry Cissé, et les regrettés Mahamadou
Yahya Sow et Vincent de Paul Traoré. Dans les lignes qui suivent, Amadou T.
Traoré rend hommage à ce doyen de la presse
Certains
liens sont aussi forts sinon plus que des liens de sang. Ceux qui me lient à
toi Vincent (je n’arrive toujours pas à parler de toi au passé) sont de
ceux-là. Nés dans la chambre que nous avons partagée à Moscou, fortifiés tout
au long de nos études de journalisme à Dakar, testés pendant les vicissitudes
de l’exercice de notre profession dans les services d’information du Mali que
nous quitterons tous deux à peu près à la même période, ils n’ont jamais cessé
de se renforcer et de s’épanouir lorsque nous avons fondé nos familles et eu
nos enfants. Vincent, toi et moi, ce sont 55 merveilleuses années de vie, de
compagnonnage et d’amitié que rien ni personne n’est jamais parvenu à
ébranler.
Un
témoignage comme celui-ci, bien d’autres personnes pourraient en écrire de
semblables au Mali ou au Togo où tu as longtemps travaillé. Car tu n’étais pas
exclusif en amitié et tu avais cette qualité rare d’être un rassembleur, de
toujours chercher à fédérer, à réunir. Pendant des années, tu as ainsi
accueilli chez toi tous les lundis soir les dîners de la presse, qui
réunissaient outre des journalistes comme Gaoussou et Souleymane Drabo où
Soumeylou Boubey Maiga, beaucoup d’autres jeunes cadres comme Adama Ouane,
Amadou Touré ou Mamadou Mallé Cissé qui venaient discuter des derniers
développements politiques et autres événements majeurs de la vie de la
nation.
La
générosité était une de tes autres grandes qualités, Vincent toi qui t’appelais
vraiment - on ne le sait pas toujours - Vincent de Paul comme si cette
vertu de ton saint patron canonisé au 18è siècle et qui a œuvré tout au long de
sa vie à soulager la misère des plus pauvres, avait déteint sur toi. Combien de
fois ne t’ai-je pas vu régler dans la plus grande discrétion et sans
contrepartie ni garantie, le problème financier d’un solliciteur complètement désemparé.
Charité chrétienne sans doute, car tu étais aussi très pieux, n’oubliant jamais
de rendre grâce à Dieu pour ses bienfaits au début de chaque repas et priant
immanquablement matin et soir, toi qui fus un moment attiré par la prêtrise
comme ton oncle l’abbé David Traoré au point de devenir un temps
séminariste.
Tu ne
faisais pourtant pas de prosélytisme considérant que la religion était une
affaire privée et ne manquais jamais de souhaiter leurs fêtes à tes nombreux
amis musulmans et à partager leurs célébrations. D’ailleurs,
le dernier message que tes amis ont reçu de toi, ce n’est pas un hasard,
remonte au 21 avril dernier : à l’occasion du Ramadan et alors que tu étais
gravement malade, tu avais tenu à leur présenter tes vœux qui sonnent aujourd’hui
comme un terrible adieu.
Tu nous
manqueras Vincent, ton charisme tranquille également qui irradiait tous les
lieux où tu te trouvais et qui touchait tout le monde, tes pairs ou les plus
humbles comme peuvent en témoigner tes ami(e)s du parc du Mali et tous ceux qui
y travaillent. Et qui ont tous été consternés par l’annonce de ton décès. Ton
rire communicatif accompagné d’une gestuelle unique ne résonnera plus dans les
allées que nous avons foulées si souvent ensemble. Mais tu ne nous quitteras
jamais tant que nous vivrons. À Annie ta fidèle compagne, à tes enfants
Célia, Franck, Lina, Kada et Paul et à tous tes petits enfants nous donnons
l’assurance que nous serons toujours là pour eux, comme tu l’as été pour nous.
Au pays de
Nelson Mandela à celui qui vient prendre congé on dit Hamba Kahle qui signifie
étymologiquement voyage bien. Hamba Kahle Vincent, voyage bien dans l’au-delà
jusqu’à nos retrouvailles.
Amadou TRAORÉ
Rédaction Lessor
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