Il s’agit de la rénovation des chambres de trois doyennes du quartier, notamment Raba Kambo, Rokia Coulibaly et Safiatou Kanté. La cérémonie de réception s’est déroulée, lundi dernier dans l’enceinte de l’Esiau, en présence des autorités communales, coutumières et religieuses. L’initiative s’inscrit dans le cadre du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, mais aussi de la Journée mondiale de l’architecture que consacre le 3 octobre et dont le thème de cette année était intitulé : «L’architecture pour le bien-être».
Le chef du quartier de Badialan I et coordinateur des chefs de quartier de la Commune III, Modibo Djiré, a rappelé les raisons de cette action citoyenne. «Nous avons décidé de ne pas rester en marge du Mois de solidarité. Il était important de montrer que nous pouvons aussi réaliser des choses sans attendre de l’état», a-t-il dit. Et de souligner que les étudiants de l’Esiau ont procédé à une levée de fonds. Ceux-ci ont collecté 150.000 Fcfa. Les membres de l’Association et d’autres bonnes volontés ont aussi mis la main à la poche pour apporter le gap du financement nécessaire à la rénovation des chambres du brelan de vieilles dames.
Il est bon de préciser que les travaux ont été entièrement réalisés par les étudiants de l’Esiau, repartis en trois groupes. En effet, la 2è année, dans le cadre d’un exercice sur le diagnostic urbain, a identifié les demeures de 3 femmes âgées et a planifié cette œuvre humanitaire. Ils ont d’abord identifié les actions à entreprendre, procédé à la recherche de financement, avant d’accomplir les travaux de rénovation. Fatoumata Haidara du groupe I a détaillé. «Les travaux réalisés par notre équipe portent sur le colmatage des fissures sur les murs de la chambre, la reprise du béton de forme, la peinture et la réfection du plafond». Ces travaux ont été réalisés par le groupe I et II dans la famille Coulibaly pour les grand-mères Raba Kambo et Rokia Coulibaly.
Kadiatou Founé Yirampo, étudiante en 1ere année architecture affectée au groupe III, a expliqué qui sa cohorte a fait le grattage des murs, le colmatage des fissures, la peintures des portes et fenêtres, le carrelage, la réfection du plafond et l’entretien des toilettes de la chambre de Safiatou Kanté. «Ceci nous permet d’acquérir de l’expérience. Nous avons aussi appris que nous pouvons faire des réalisations avec le peu qu’on a sans forcément attendre l’aide d’autrui», s’est réjouie la future architecte.
Pour Abdoulaye Deyoko, promoteur de l’établissement, ces travaux ont été réalisés en 15 jours par les étudiants. L’objectif, selon lui, est d’initier les nouveaux inscrits à la filière pour qu’ils sachent ce qui les attend. Il a grosso modo rappelé la nécessité pour la jeunesse d’apprendre à bâtir la nation sans toujours compter sur les autres, mais aussi à répondre à nos besoins et à innover. Le responsable d’école a été, on ne peut plus clair en disant que les fonds ont été entièrement mobilisés au Badialan I.
La veuve Safiatou Kanté est restée admirative de l’initiative des étudiants pour porter assistance aux personnes du troisième âge. Du haut de ses 111 ans, elle a fait des bénédictions pour les initiateurs et le pays.
Oumar SANKARE
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