Dr Youssouf Traoré
D’après le spécialiste, la maladie est mal connue de la population en
générale et des agents de la santé en particulier. Pourtant, dit-il, il est
possible de prendre en charge ces maladies au Mali non seulement dans les hôpitaux de Kati, Gabriel Touré,
mais aussi à l’Hôpital du Mali et au
Luxembourg. Il dit que c’est une prolifération anarchique du tissu cérébral,
c’est-à-dire qu’il y a une masse qui se
forme à partir du tissu du cerveau et se développe.
Comme toute tumeur, le praticien de l’hôpital
de Kati révèle qu’on ne connaît pas les causes réelles de la tumeur cérébrale. Cependant, il y a les facteurs favorisants
qui peuvent être les radiations, les prédispositions génétiques et les
traumatismes crâniens. Les outils des
nouvelles technologies comme les téléphones cellulaires sont aussi incriminés
comme facteur de propagation.
Parlant des signes, le spécialiste souligne
que les signes sont nombreux et variés. Il y a tout d’abord des signes ayant
trait avec la douleur comme les céphalées. Ce sont des céphalées qui se
dissipent et reviennent de plus en plus intenses. Ensuite, il y a des crises
convulsives qui vont être progressives (pas visible au début, mais qui vont
s’accentuer au fur et à mesure).
La paralysie d’un côté du corps comme dans
l’accident vasculaire cérébral (AVC). Le cerveau étant à l’origine de tout ce que nous faisons, si
le cerveau gauche est atteint par la tumeur, cela se répercutera sur la partie
droite du corps. Et si le cerveau droit est atteint, c’est la partie gauche du
corps qui sera atteinte. à ces signes, Dr Traoré ajoutera des troubles de
vision ou de la marche, manque d’odorat.
Devant tous ces signes, le neurochirurgien invite la population à la
consultation.
Selon le toubib, il y a plus d’une centaine de
tumeurs cérébrales. Le tissu cérébral étant
fait de sorte que chaque fois, qu’il y a une prolifération du tissu cérébral,
la tumeur est appelée en fonction de cette prolifération. Les tumeurs dans
leurs différentes formes atteignent différents âges. Il précise qu’il y a des
tumeurs assez particulières de l’enfant et des personnes âgées (pendant la
petite enfance et l’âge extrême). Mais aussi entre 20 et 40 ans.
La maladie est
le plus souvent diagnostiquée, lors d’une consultation. Et c’est le neurologue
qui le plus souvent, oriente pour crises convulsives, céphalées à répétition.
Dans ce cas, soit l’Imagerie par résonance magnétique (IRM) est réalisée, soit
le scanner est effectué pour confirmer
ou infirmer la maladie.
Le traitement consiste à donner des médicaments
qui vont aider à lutter contre les signes que présente la tumeur. Dr Traoré
veut dire par là connaître la nature de la tumeur. Pour le traitement curatif, il
faut nécessairement une intervention chirurgicale. Cela consiste à enlever la tumeur soit en entier ou une partie pour
faire l’anatomopathologie histologique pour voir la nature de la tumeur.
Cette technique permet de voir ce que l’IRM ou le scanner n’ont pas montré.
Comme dit le toubib, ces deux techniques donnent des ombres.
Mais au
laboratoire, l’anatomopathologie histologique examine les tissus pour repérer
et analyser et identifier la tumeur. Pour l’intervention, Dr Traoré dit qu’il
faut six à sept personnes. L’intervention est faite le plus souvent au Mali sous anesthésie générale. «Il faut
endormir le malade, ouvrir le crâne et accéder en fonction de la localisation de la tumeur»,
explique-t-il, avant d’indiquer que l’intervention se fait par un microscope
appelé : «Zeiss 740».
C’est est un appareil assez performant avec plusieurs options qui permettent de distinguer les différentes structures quand on opère. Le neurochirurgien souligne que les ruptures vasculaires représentent un gros risque lors de la chirurgie de la tumeur cérébrale.
Fatoumata NAPHO
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