Le ministre Moussa Alassane Diallo (g) et le président de la
Ccim, Madiou Simpara
«L’approvisionnement de notre pays en hydrocarbures
est assuré par le secteur privé. Aujourd’hui,
le secteur privé est sur répondeur face à cette situation. La capacité d’un
secteur privé à apporter des réponses les mieux appropriées à une situation de
crise, c’est ce qui fait
sa crédibilité et c’est ce qui justifie la
libéralisation de l’économie», a déclaré hier le ministre de l’Industrie et du
Commerce, Moussa Alassane Diallo. Il intervenait lors d’une rencontre
d’information et de sensibilisation avec l’ensemble des acteurs du secteur des hydrocarbures
dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (Ccim), en présence de son président, Madiou
Simpara.
Depuis
quelques jours, notre pays fait face à une crise
de produits pétroliers. D’où cette rencontre
des acteurs du secteur avec le ministre Moussa Alassane Diallo. Selon ce
dernier, le gouvernement est mobilisé et engagé
pour apporter des réponses les mieux appropriées à cette crise qui impacte à la
fois les populations et la croissance économique du pays. C’est pourquoi, le gouvernement, en prenant en charge toute la
dimension de cette crise, cherche à apporter des réponses sur trois
problématiques. La première, c’est comment assurer la continuité de
l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. La deuxième est de voir comment gérer toute la coordination avec tous les
importateurs de produits pétroliers ainsi que les distributeurs. Et la
troisième dimension, c’est garantir le contrôle des prix ainsi que la qualité
de l’approvisionnement de produits
sur l’ensemble du territoire national.
«Cette crise s’inscrit dans un
contexte extrêmement difficile pour notre pays, marqué par des attaques
multiples des groupes armés terroristes, notamment contre les unités
industrielles. Il faut bien comprendre les
enjeux et les défis auxquels
le pays est confronté. Aujourd’hui, les groupes armés terroristes ont l’intime
conviction, après le défilé du 22 septembre 2025, qu’ils n’auront jamais raison
sur l’Armée. Donc, ils ont changé de stratégie pour s’attaquer à notre outil de production», a expliqué le ministre. Pour lui, l’objectif
de ces attaques est clair : réduire notre capacité de production dans le but de
créer des pénuries de produits de première nécessité sur le marché, et ainsi
créer une inflation.
Moussa
Alassane Diallo a dénoncé la
spéculation entretenue autour de cette crise. Une spéculation qui se manifeste
sous trois formes : la rétention de stocks, la hausse non justifiée des prix
des hydrocarbures et la désinformation sur l’approvisionnement du pays de façon à créer la psychose. Face à cette situation, le ministre chargé
de l’Industrie et du Commerce appelle à l’esprit de responsabilité, de
solidarité et de patriotisme économique des opérateurs économiques. «La Ccim et
l’ensemble des opérateurs économiques
doivent se mobiliser pour donner la bonne information à l’ensemble des populations sachant qu’ils
disposent des stocks», a-t-il exhorté. Au niveau de l’État, a ajouté le
ministre, la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) va continuer la
supervision et la surveillance au niveau des stations-service.
Mettant en
garde contre la rétention des
stocks, Moussa Alassane Diallo a précisé que l’État va vérifier partout où il y
a les stocks de carburant et si «nous avons
la preuve que des gens font la rétention,
leurs stocks seront réquisitionnés». Et les stations qui procèdent à des
hausses non justifiées, seront totalement fermées. S’agissant de ceux qui
s’adonnent à la désinformation, leur sort sera décidé par la justice.
En réponse aux inquiétudes du ministre, le président de la Ccim a assuré que cette crise sera bientôt un mauvais souvenir pour les Maliens. Madiou Simpara a invité les acteurs du pétrole à rester mobilisés et engagés au service du pays.
Fadi CISSE
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