La
Convergence des femmes rurales pour la souveraineté alimentaire (Cofersa), en
collaboration avec ses partenaires, a procédé, le mercredi 18 octobre au
Conseil régional de Sikasso, au lancement des activités du Plan d’actions
multisectoriel de la nutrition (PAMN 2021-2025). La cérémonie d’ouverture des
travaux a été présidée par le gouverneur de région, Mme Kanté Marie Claire
Dembélé. L’événement a enregistré la présence des autorités administratives,
politiques et des notabilités de la région.
La
malnutrition chronique est un enjeu majeur au Mali où elle constitue l’un des
obstacles les plus tenaces au développement équitable et inclusif. Les Régions
de Kayes et de Sikasso sont les plus exposées à ce fléau avec respectivement un
taux de 22,1% et 24,4% d’enfants de moins de 5 ans souffrant d’un retard de
croissance.
Ces deux régions présentent le plus faible état nutritionnel des
femmes de 15-49 ans avec 68,8% pour Sikasso. Face à ces problèmes, le Mali
s’est doté d’un Plan d’actions multisectoriel de nutrition (PAMN 2021-2025). Il
est financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre dans le cadre de
l’exécution du Projet de lutte intégrée contre la malnutrition chronique au
Mali intervenant à Kayes, Bafoulabé, Kita et Sikasso par Cofersa et ses
partenaires.
Le
PAMN 2021-2025 vise à contribuer à renforcer la localisation et la redevabilité
mutuelle des acteurs à travers un meilleur leadership et implication de la
société civile pour une gouvernance nationale et locale assurant la performance
en faveur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’égalité de genre et
la protection.
À
l’entame de son intervention, le gouverneur de la Région de Sikasso a souligné
que ce plan n’est pas simplement un ensemble de mesures mais plutôt le fruit
d’un travail acharné, d’une collaboration fructueuse entre divers acteurs. Ce
plan, selon Mme Kanté Marie Claire Dembélé, est également le dévouement envers
une cause qui transcende les barrières. «Notre région, avec sa richesse
culturelle et son potentiel, mérite un avenir où chaque individu à la
possibilité de s’épanouir grâce à une nutrition adéquate», a-t-elle soutenu .
Par
ailleurs, la 1ère responsable de la Cité verte du Kénédougou a indiqué que
l’intégration de la Sécurité alimentaire et nutritionnelle (SAN) dans les plans
de développement économique, social et culturel (PDESC) des Communes de Sikasso
revêt une importance cruciale pour plusieurs raisons. À cet effet, elle dira
que la SAN est un pilier fondamental du bien-être des citoyens.
«En veillant à
ce que les PDESC intègrent des stratégies spécifiques pour garantir un accès
adéquat à une alimentation saine, équilibrée et nutritive, on adresse directement
les besoins de base de la population», a-t-elle indiqué. La cheffe de
l’exécutif régional ajoutera que ces travaux permettront de renforcer la
résilience des communautés locales face aux chocs externes tels que les crises
alimentaires, le changement climatique ou les situations d’urgence.
L’Action
contre la faim (ACF) est une ONG internationale à but non lucratif sans
appartenance politique ou religieuse, a rappelé son représentant, Ibrahim
Dembélé. «Notre but ultime est l’élimination de la faim dans le monde en
agissant sur ces déterminants au travers des programmes de santé (nutrition,
sécurité alimentaire et WASH)», a-t-il indiqué. Selon Ibrahim Dembélé, une
bonne nutrition est le fondement du bien-être humain et constitue l’avenir de
l’individu, de la communauté et de la prospérité d’une nation.
Il est, selon
lui, nécessaire de s’engager, car toute personne, femme ou homme, a un droit
inaliénable à la sécurité alimentaire, nutritionnelle et protection tel
qu’énoncé officiellement dans les cadres internationaux. Le représentant de
l’ACF a conclu en disant :«Ensemble, nous pouvons faire face aux besoins de nos
communautés en matière de nutrition, sécurité alimentaire, eau, hygiène et
assainissement».
Mahamadou FANÉ
Amap-Sikasso
Rédaction Lessor
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