Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme organise
depuis hier, au Centre culturel kôrè de Ségou, un atelier sur le suivi et la
mise en œuvre du plan d’actions de la Loi d’orientation et de programmation de
la justice (LOPJ) 2020-2024. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée
par le chef de cabinet dudit département, Bakary Soliba Coulibaly.
C’était en
présence du conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de
la Région de Ségou, Mamadou Traoré, du représentant du Programme des Nations
unies pour le développement (PNUD), Filippo Di Carpegna et du directeur de
la Cellule de planification et de
statistique (CPS) du secteur de la justice, Barzani Dembélé.
Cet atelier de quatre jours qui regroupe les responsables
des services centraux de certaines juridictions et les partenaires du secteur
de la justice vise à évaluer les différentes actions réalisées dans le
cadre de la mise en œuvre de la LOPJ.
Pour le représentant du Programme des Nations unies pour le
développement (PNUD), cette loi constitue un «outil fondamental pour les
acteurs nationaux et les partenaires internationaux pour relever les défis du
secteur de la justice». Selon Filippo Di Carpegna, c’est un référentiel
d’action indispensable pour orienter leurs appuis durant la période de mise en œuvre.
Il ajoutera que la présente rencontre permettra à toutes les directions et
services du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme d’évaluer les
accomplissements réalisés en 2022 et d’harmoniser leurs planifications
respectives pour l’année 2023.
Quant au chef de cabinet du ministère de la Justice et des
Droits de l’Homme, il a souligné que cette rencontre, troisième du genre depuis
l’adoption de la ladite loi en 2020, est d’une importance capitale eu égard des
attentes fortes qui sont attachées à cette loi dont la finalité est de bâtir,
d’ici 2024, une justice performante, crédible, accessible, de manière à
restaurer la confiance des citoyens.
Parlant des actions réalisées, courant 2021-2022, Bakary
Soliba Coulibaly a révélé qu’elles prouvent à suffisance, les efforts de l’État,
avec le soutien de ses partenaires, dans le cadre de la mise en œuvre des
activités programmées pour la période indiquée. «Cette dynamique doit être
maintenue et renforcée afin de faire de l’année 2023, une année charnière,
capitalisant les acquis de la mise en œuvre de la loi et fondant l’espoir pour
l’atteinte des objectifs conformément aux prévisions», a-t-il préconisé.
Bakary Soliba Coulibaly estimera que la mise en œuvre des
recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR) vient conforter
les objectifs de la LOPJ, pour rappeler aux acteurs de la justice la nécessité
d’œuvrer pour offrir à nos concitoyens un service public de bien meilleure
qualité à partir, notamment, de l’amélioration de la gouvernance des services
judicaires et de l’accessibilité au droit et à la justice. Il en est de même de
la lutte contre la corruption, la délinquance économique et financière, la
drogue, le terrorisme, le blanchiment de capitaux, l’extrémisme violent, la
traite des personnes, le trafic illicite de migrants et les autres formes de
criminalité transnationale organisée.
Le chef de cabinet du département en charge de la Justice a
remercié tous les partenaires techniques et financiers du secteur de la justice
pour leur appui multiple et multiforme contribuant au renforcement du système
judiciaire de notre pays, fondement de l’État de droit et garant des droits et
libertés des citoyens.
Mamadou SY
Amap-Ségou
Rédaction Lessor
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